19 ans, en prison aux États-Unis pour avoir avorté et caché le fœtus
Avec l'assistance de sa mère, elle avait consommé un comprimé et essayé de cacher les résidus du fœtus. C'est cette série d'événements qui l'a amenée à être sanctionnée par une peine de trois mois d'emprisonnement sans sursis.
Une adolescente du Nebraska condamnée pour avortement
Dans le Nebraska, aux États-Unis, une jeune fille nommée Celeste vient d’être condamnée à 90 jours de prison et à deux ans de sursis. Cette sentence découle d’actes commis à l’âge de 17 ans : elle a avorté et tenté de dissimuler les preuves, une information révélée par le New York Times. Notons qu’aux États-Unis, l’avortement n’est pas légal dans tous les États et peut même être punissable par la loi.
Un avortement illégal aux États-Unis
Ayant 19 ans en 2023, Celeste, assistée de sa mère, avait terminé sa grossesse en ingérant une pilule abortive. Elle a été jugée non seulement pour cela, mais aussi pour avoir caché les preuves et menti aux forces de l’ordre. En effet, elle avait déclaré à la police avoir fait une fausse couche alors qu’après avoir pris la pilule, elle avait, avec l’aide de sa mère, caché les restes du fœtus. Ces faits ont mené à la condamnation de Celeste.
La preuve apportée par les messages privés
La police a réussi à prouver les faits grâce à des messages privés échangés entre Celeste et sa mère sur Facebook. Ces derniers indiquaient clairement leur intention de cacher l’avortement et les restes du fœtus. La mère de Celeste risque également des sanctions judiciaires, pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Son verdict sera rendu en septembre prochain.
Le droit à l’avortement aux États-Unis
Il convient de rappeler qu’aux États-Unis, contrairement à la France, le droit à l’avortement a été révoqué dans certains États en juin 2022. Chaque État a la liberté d’appliquer cette règle comme il l’entend. Au Nebraska, l’avortement est illégal après 12 semaines de grossesse depuis mai 2022. Selon les sources, Celeste était entre sa 20e semaine et le début de son troisième trimestre de grossesse, donc au-delà de la limite légale.
L’affaire de Celeste met en lumière les difficultés rencontrées par les femmes aux États-Unis face aux restrictions légales sur l’avortement. Alors que certains États continuent de durcir leurs lois, des cas comme celui de Celeste soulignent les conséquences potentiellement graves de ces restrictions.
