2020 Présidentielle américaine: Inculpation de l’ancien chef d’Etat Donald Trump
L'aspirant principal aux primaires du parti républicain est accusé de "conspiration contre le gouvernement des États-Unis", d'obstruction à une procédure légale et de violation des droits de vote.
Donald Trump accusé de « complot contre l’Etat américain »
Au coeur d’une affaire judiciaire sans précédent, l’ex-président Donald Trump a été inculpé le mardi 1er août 2023 pour avoir tenté de remettre en question les résultats de l’élection présidentielle de 2020. Cette troisième mise en accusation au pénal intervient alors que Trump nourrit toujours l’ambition de retrouver son fauteuil à la Maison Blanche.
Un fait inédit pour un ancien chef d’Etat américain, le milliardaire pourrait être contraint de comparaître devant un tribunal en pleine effervescence électorale l’année prochaine.
Accusations sérieuses en vue
Le favori des primaires républicaines est inculpé de « complot à l’encontre de l’Etat américain », entrave à une procédure officielle et atteinte aux droits électoraux, suite à une enquête supervisée par le procureur spécial Jack Smith.
Malgré sa défaite, le prévenu s’est obstiné à rester au pouvoir. C’est ainsi que, pendant plus de deux mois après le scrutin du 3 novembre 2020, il a propagé des mensonges alléguant des fraudes ayant modifié le résultat et qu’il avait en réalité gagné, selon l’acte d’accusation.
Le document mentionne également six autres personnes inculpées, sans dévoiler leurs identités.
Demande d’un procès « sans délai »
Jack Smith, le procureur spécial, a exprimé son souhait d’un « procès sans délai » lors d’une courte allocution à Washington. Une première audience préliminaire a été fixée au 3 août devant un tribunal fédéral de la capitale.
Il a par ailleurs souligné que l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021, qui a suivi des semaines de désinformation, « était une attaque sans précédent contre le siège de la démocratie américaine ».
Un discours incendiaire
Il s’agit des accusations les plus graves portées contre l’ex-président, déjà poursuivi au pénal dans deux autres affaires. Donald Trump avait annoncé le 18 juillet avoir reçu une lettre de Jack Smith l’informant qu’il était personnellement visé par l’enquête fédérale.
Ce jour-là, il avait tenu un discours incendiaire devant ses partisans réunis non loin de la Maison Blanche, les incitant à « se battre comme des diables » contre les résultats de l’élection présidentielle.
Une première pour un ex-président américain
Donald Trump, 77 ans, est devenu le premier ex-président américain à être inculpé au pénal par la justice fédérale.
Malgré cette inculpation, l’homme politique turbulent conserve la loyauté d’une partie de son parti et domine les sondages pour l’investiture républicaine.
Instrumentalisation politique
Donald Trump a dénoncé ces dernières semaines une « chasse aux sorcières », une nouvelle « interférence électorale » et une « instrumentalisation politique » de la justice pour l’empêcher d’être candidat.
Pressions pour altérer le résultat de la Présidentielle
Donald Trump continue d’affirmer, sans aucune preuve, que l’élection de 2020 lui a été « volée ». La suite ne semble pas s’annoncer plus clémente pour lui.
En effet, une procureure de l’Etat de Géorgie doit annoncer d’ici fin août le résultat de son enquête sur les pressions exercées par Trump pour tenter de modifier le résultat de la présidentielle de 2020 dans cet Etat du Sud.
Le président démocrate Joe Biden, tout comme Donald Trump candidat pour 2024, ne s’est pas encore exprimé sur ce dernier développement concernant son rival.
