90 000 forces de l’ordre déployées en France pour la soirée du Nouvel An
En raison d'une menace terroriste très élevée, des dizaines de milliers de pompiers et 5000 militaires de l'opération Sentinelle ont été déployés pour renforcer la sécurité. Face à cette situation, comment la population réagit-elle ?
TL;DR
- 90 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour le réveillon.
- La surveillance est renforcée en raison de la menace terroriste élevée.
- Des drones seront utilisés pour la première fois.
Une surveillance renforcée pour le réveillon du Nouvel an
Chaque passage à la nouvelle année est toujours accompagné d’une vigilance accrue de la part des forces de l’ordre. Cette année, le contexte est particulier. En effet, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a annoncé une « mobilisation extrêmement forte » des services de police et de gendarmerie, en raison d’un « contexte de menace terroriste très élevé ».
Un dispositif exceptionnel pour assurer la sécurité
Le dispositif mis en place pour cette fin d’année 2023 est impressionnant : pas moins de 90 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, auxquels s’ajouteront des dizaines de milliers de sapeurs-pompiers et 5000 militaires de l’opération Sentinelle. Une présence massive qui vise à prévenir tout débordement et rassurer la population.
En outre, le ministre a mentionné un nouvel élément dans l’arsenal des forces de l’ordre : l’utilisation de drones. Ceux-ci ont démontré leur efficacité lors de la Coupe du monde de rugby, ainsi que dans la lutte contre les violences urbaines.
Des incidents en baisse, mais une vigilance maintenue
Si l’année dernière a vu une augmentation de 11% du nombre d’interpellations lors du réveillon, avec un total de 490, elle a également été marquée par une diminution du nombre de véhicules incendiés. Néanmoins, ces chiffres ne doivent pas faire oublier la réalité des violences urbaines, comme le rappelle Gérald Darmanin en évoquant des individus qui « voulaient tirer des mortiers sur les forces de l’ordre » ou « voulaient mettre le feu à des voitures ».
Toutefois, le ministre a voulu rassurer en précisant que, malgré les incidents recensés dans certaines villes, aucun « incident notable » n’avait été enregistré. De plus, face à la grève prévue par les policiers municipaux, Gérald Darmanin a assuré qu’il n’y avait pas lieu, pour le moment, de « remettre en cause le droit de grève ».
