France : le prix du gazole a grimpé de 14 centimes le litre en une semaine
Face à la guerre en Ukraine, le prix du gazole vient considérablement d’augmenter en France en seulement une semaine (+14 centimes).
Plus rien ne va sur le marché des carburants. Plusieurs jours auparavant, Dominique Schelcher, président de System U, avertissait déjà « d’une hausse brutale du carburant dans les jours à venir ». L’Union française des industries pétrolières (Ufip) soulignait de son côté un probable risque d’augmentation des prix à la pompe « de quelques centimes par litres », malgré des prix déjà historiquement hauts. Les données hebdomadaires du ministère de la Transition écologique arrêtées vendredi viennent finalement de montrer que les courbes sont bel et bien à la hausse, jusqu’à 14 centimes en moyenne pour le gazole durant la semaine dernière.
La flambée des prix du pétrole continue
Dans les chiffres hebdomadaires arrêtés vendredi par le ministère de la Transition écologique, la France enregistre une hausse moyenne de 14 centimes par litre pour le gazole en une semaine. De ce fait, le litre de gazole s’élevait à 1,8831 euro, soit +14,16 centimes sur une semaine ; contre 1,8889 euro pour le SP 95, soit +7,56 centimes. La hausse des prix du pétrole n’est cependant pas prête de s’arrêter. Le cours du Brent atteint maintenant les 140 dollars du baril, soit un tarif se rapprochant de plus en plus du record de juillet 2008 s’élevant à 147 dollars.
Alors que la reprise économique mondiale et l’offre limitée de pétrole des grands pays producteurs venaient déjà augmenter les prix, la situation géopolitique résultant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie n’arrange pas les choses. En effet, même si le pétrole russe est exempté de sanction pour le moment, le pétrole russe ne trouve plus preneur, à l’exception de Shell la semaine dernière.
Des mesures pourraient cependant être appliquées à l’avenir. Ce dimanche, Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine, est en effet venu expliquer que les États-Unis et l’Union européenne discutaient « très activement » de la possibilité d’interdire les importations de pétrole russe.
