Carburants : après une baisse durant deux semaines, les prix sont de nouveaux à la hausse en France
Alors que le prix des carburants avait baissé durant la deuxième et troisième semaine de mars, une nouvelle hausse vient d’être constatée la semaine dernière.
L’accalmie aura été de courte durée. Alors qu’une baisse a été constatée durant la semaine du 7 mars et celle du 14 mars, le prix des carburants vient de repartir à la hausse la semaine dernière. Les dernières données sur ministère de la Transition écologique viennent ainsi de souligner que le litre de gazole a augmenté de 58 centimes depuis le début de l’année 2022, contre +37 centimes pour le SP95.
Les prix du carburant de nouveau à la hausse
D’après le ministère de la Transition écologique, le litre de gazole est venu bondir en moyenne de 14 centimes durant la semaine du 21 mars 2022, le faisant ainsi monter à 2,1165 €. Pour le SP95, il prend trois centimes et atteint les 1,9670 €, contre 2,0620 pour le SP98 (+ 2,6 centimes). Ces deux carburants viennent ainsi fortement se rapprocher de leur record historique d’il y a deux semaines.
La hausse des prix du carburant se justifie notamment par l’augmentation des prix de la matière première et des produits pétroliers. À la suite d’une baisse temporaire à la mi-mars, le cours du Brent vient ainsi de repartir à la hausse en passant en seulement dix jours de 98 dollars à près de 120 dollars le baril.
L’IFPEN est venu souligner que les prix du marché européen du gazole « connaissent des progressions exceptionnels », précisant notamment que « l’écart entre le prix du gazole et le prix du Brent a ainsi atteint des sommets (+420 $/t le 24 mars soit 30 ct€/l) largement au-dessus des seuils traditionnels ».
Le prix de l’essence devient donc une préoccupation majeure des Français. Aux dernières nouvelles, le président Emmanuel Macron est venu annoncer une remise de 15 centimes sur les prix de l’essence à partir du 1er avril 2022. Ce sujet devient aussi un axe central de la campagne présidentielle.
Jean Castex était notamment venu assurer qu’en cas de réélection, un « dispositif plus intensif » serait mis en place pour les personnes obligées d’utiliser leur véhicule pour aller travailler ou encore les ménages « dont les revenus sont bas ». Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon promettent quant à eux de « bloquer les prix », contre une baisse des taxes sur les carburants pour Marine Le Pen.
