Présidentielles : un « chèque alimentation » après l’élection en cas de réélection d’Emmanuel Macron
Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture, vient de préciser l’arrivée d’un « chèque alimentation » en cas de réélection de Macron.
Alors que le second tour des présidentielles approche à grands pas, les promesses de campagne des deux candidats restants s’étoffent. Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, vient notamment de revenir sur le « chèque alimentation », un dispositif qui pourrait être mis en place « dès après les élections » et qui permettrait de faciliter l’accès à des produits alimentaires français de qualité pour les plus modestes.
Une nouvelle aide pour les Français si Macron est réélu
Les différents ministres au gouvernement viennent préciser les promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Pour commencer, Julien Denormandie vient notamment de mentionner que le principe « chèque alimentation » serait arbitré, mais que les paramètres et les détails techniques seraient encore en cours de discussion. Invité de l’émission Dimanche en politique sur France 3, il est tout de même venu souligner qu’il serait mis en œuvre « dès après l’élection, courant de l’année 2022 ».
Dans les détails, Julien Denormandie, étant aussi l’un des fondateurs de la République en marche, explique : « L’idée, c’est de dire (que) vous avez aujourd’hui près de 8 millions de nos concitoyens qui ont du mal à avoir accès aux productions locales, aux productions de qualité, à nos productions françaises en réalité et donc il faut leur donner un coup de pouce pour les aider à acquérir cela ».
Interrogé sur une possible remise en cause de la loi Egalim permettant de protéger le revenu des agriculteurs, le ministre de l’Agriculture indique que le chèque alimentation « est la bonne solution », ajoutant que « la bonne réponse ne sera jamais de dire c’est les agriculteurs qui vont payer le pouvoir d’achat des Français ». Pour rappel, la création d’un chèque alimentaire durable avait été mentionnée par Emmanuel Macron en décembre 2020 durant la Convention citoyenne pour le climat, avec une instauration adoptée définitivement dans a loi climat résilience votée en juillet 2021 par les parlementaires.
Invitée par BFMTV, Élisabeth Borne, ministre du Travail et soutien du candidat de La République en marche (LaREM), est venue de son côté préciser la réforme des retraites en précisant que « l’usure professionnelle physique, mais aussi psychologique » sera prise en compte. Pour rappel, le candidat souhaite repousser l’âge de la retraite à 65 ans, contre 62 ans aujourd’hui. La ministre offre ainsi un peu de nuance à cette mesure d’Emmanuel Macron, vivement critiquée. Elle a aussi ajouté qu’« Il faut permettre aussi à ceux qui le souhaitent de pouvoir changer de métier… Il faut aménager les fins de carrière. Tout cela doit faire l’objet de concertations ».
