Ouverture d’une information judiciaire visant Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran sur la gestion du Covid-19
Neuf plaintes ont été reçues.
La gestion de la pandémie de Covid-19 fût jugée désastreuse par beaucoup de français. En premier lieu, une absence de masques pendant plusieurs semaines avant que des stocks soient enfin disponibles pour les citoyens. Le gouvernement est également accusé d’avoir minimisé la gravité de ce nouveau coronavirus et laissé les hôpitaux publics dans un état lamentable. Des services de soins débordés alors que les cas de Covid-19 se multipliaient. Le personnel soignant avait manifesté pour demander plus d’aides, très récemment. Et aujourd’hui, France Info annonce l’ouverture d’une information judiciaire sur la gestion de la pandémie par les politiques français.
Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran visés par neuf plaintes
C’est ce mardi 7 juillet que le procureur général près de la Cour de cassation a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre d’Edouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran , pour leur gestion de la pandémie de Covid-19. Neuf plaintes ont été jugées recevables par la justice, pour « des faits commis à Paris courant 2019 et 2020 » et « conformément à la décision rendue par la commission des requêtes vendredi 3 juillet dernier, cette information judiciaire est ouverte du chef d’abstention de combattre un sinistre« .
Comme le souligne France Info, ce sont près de 90 plaintes qui ont été déposées contre les politiques du gouvernement sur leur gestion jugée mauvaise de la pandémie de Covid-19. Le procureur général près de la Cour de cassation explique dans son communiqué que le délit « d’abstention de combattre un sinistre » est « prévu et réprimé par l’article 223-7 du Code pénal« , précisant que « quiconque s’abstient volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant, sans risque pour lui ou pour les tiers, de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».
Si le déconfinement a eu lieu depuis le 11 mai, les gestes barrière doivent toujours être appliquées.
