ONU : Fin possible de l’épidémie du Sida d’ici 2030
Même si la victoire sur le Sida reste "envisageable", il faut néanmoins souligner que les obstacles politiques et économiques continuent d'être conséquents. Par ailleurs, il est tristement noté qu'une personne perd la vie à cause du Sida toutes les soixante secondes.
Le combat contre le Sida : une possibilité entravée par des obstacles politiques et financiers
Bien que la victoire contre le Sida demeure toujours « possible », les obstacles politiques et financiers sont toujours présents et nombreux. En effet, chaque minute, un décès lié au Sida est recensé à travers le monde.
L’Organisation des Nations Unies (ONU), le jeudi 13 juillet 2023, a affirmé que bien que le monde ne soit pas encore sur la voie de l’éradication de l’épidémie de Sida d’ici 2030, il était toujours « possible » d’y parvenir. L’organisation a ainsi appelé à un soutien accru du financement de ces efforts. La directrice exécutive de l’Onusida, Winnie Byanyima, dans le nouveau rapport de l’organisation, a souligné que le « succès est possible au cours de cette décennie ».
L’éradication du Sida : une question de choix politiques et financiers
L’Onusida, qui dirige l’action mondiale pour « mettre fin à l’épidémie de sida comme menace de santé publique d’ici à 2030 », dans le cadre des Objectifs de développement durable adoptés en 2015, affirme que l’éradication du Sida est avant tout une question de choix politique et financier.
Le rapport de l’organisation indique que « nous ne sommes pas encore sur la voie pour mettre fin au sida, mais que nous pouvons choisir de nous engager sur cette voie, c’est un choix », a déclaré Winnie Byanyima lors d’une conférence de presse. L’Onusida appelle ainsi à lutter contre les inégalités, à soutenir les communautés et les organisations de la société civile dans la riposte et à garantir un financement adéquat et pérenne.
Des avancées considérables dans certains pays
Selon Winnie Byanyima, les pays et régions ayant le plus investi financièrement sont ceux où les progrès ont été les plus importants. Elle cite notamment l’exemple de l’Afrique de l’Est et australe où les nouvelles contaminations ont diminué de 57 % depuis 2010.
Des pays tels que le Botswana, l’Eswatini, le Rwanda, la Tanzanie et le Zimbabwe ont déjà atteint les objectifs dits « 95-95-95 » : 95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état sérologique, 95 % de ces personnes suivent un traitement antirétroviral vital et 95% des personnes sous traitement ont une charge virale supprimée (et ne transmettent donc plus le virus).
Un décès par minute malgré les progrès
En dépit des progrès réalisés, une personne meurt encore chaque minute du Sida en 2022. Environ 9,2 millions de personnes ne sont toujours pas sous traitement, dont 660 000 enfants séropositifs.
Des obstacles politiques et financiers toujours présents
Malgré les avancées, plusieurs obstacles persistent et freinent l’accélération des progrès. Les lois criminalisant les populations les plus à risque ou leurs comportements sont toujours en vigueur dans une grande partie du monde.
En outre, le financement de la riposte mondiale constitue un autre défi majeur. Après avoir considérablement augmenté au début des années 2010, il a chuté l’an dernier au même niveau qu’en 2013. En 2022, seulement 20,8 milliards de dollars étaient disponibles pour les programmes de lutte contre le VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire, soit 2,6 % de moins qu’en 2021 et bien en dessous des 29,3 milliards de dollars estimés nécessaires d’ici à 2025.
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- Des avancées considérables dans certains pays
- Un décès par minute malgré les progrès
- Des obstacles politiques et financiers toujours présents
