Petit Emile disparu: le maire bloque l’accès au village par arrêté
François Balique, l'édile du Vernet, bourgade où le jeune Emile a mystérieusement disparu il y a environ une semaine, a émis une ordonnance bloquant l'entrée sur le territoire de la municipalité.
Il est depuis presque une semaine que le petit Emile, âgé de deux ans et demi, a disparu sans laisser de trace dans le village du Vernet, situé dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. La date de sa disparition remonte au 8 juillet 2023. Malgré une mobilisation de grande envergure et trois jours de recherches intensives dans le secteur, aucun indice n’a permis de lever le voile sur ce mystère. Face à cette situation préoccupante, le maire du Vernet, François Balique, a pris la décision de protéger sa commune et ses administrés.
Interdiction d’accès aux non-résidents
Le vendredi 14 juillet 2023, lors d’une conférence de presse tenue dans la matinée, François Balique a révélé avoir pris un arrêté « qui interdit tout accès à toute personne au Vernet ». Dès lors, seuls les résidents de la commune, qui se trouve à une trentaine de kilomètres au nord-est de Digne-Les-Bains, pourront y accéder.
Prévention d’un tourisme malveillant
L’objectif de cet arrêté est principalement de prévenir un tourisme « malveillant » et indécent, alors que le jeune garçon est toujours introuvable. « La famille est effondrée », a confié le maire du Vernet à BFMTV, soulignant que tout le village vit dans l’incertitude, l’interrogation et l’anxiété. « J’appelle la population à ne pas venir au Vernet, ça ne sert à rien », a fait savoir François Balique, maire du Vernet. Cet arrêté municipal restera en vigueur jusqu’au lundi 17 juillet 2023.
Fin des opérations de recherche
La veille, Rémy Avon, procureur de la République de Digne-les-Bains, avait annoncé à directs.fr la fin des opérations de recherche dans le secteur du Haut-Vernet, après un dernier effort pour retrouver le petit Emile. « Ces opérations n’ont pas permis de découvrir de nouveaux éléments », a regretté le magistrat, malgré le déploiement exceptionnel des forces de gendarmerie et la mobilisation de 800 bénévoles pendant deux jours. Désormais, l’enquête judiciaire est entre les mains des militaires. 25 d’entre eux sont spécifiquement affectés à la cellule nationale d’investigation.
