Ukraine: Explosion d’un dépôt de munitions en Crimée provoquée par l’armée ukrainienne
Au début du mois de juin, Kiev a lancé une riposte pour récupérer les régions prises par Moscou, et a affirmé son désir de reprendre possession de la Crimée, qui a été annexée à la Russie en 2014.
La tension monte en Ukraine
Le 22 juillet 2023 marque un tournant dans le conflit ukrainien. En effet, l’Ukraine a lancé une attaque de drones des plus spectaculaires en Crimée, visant un dépôt de munitions. Cette offensive a engendré une explosion, entraînant l’évacuation des habitants proches et la suspension du trafic ferroviaire dans cette péninsule, annexée par la Russie en 2014.
La Russie, quant à elle, a condamné cette opération, qualifiant de « crime odieux » la mort d’un journaliste russe dans un bombardement ukrainien. Elle pointe du doigt la responsabilité de l’Occident aux côtés de Kiev et promet une réaction à cette attaque.
Un rôle de médiateur pour Alexandre Loukachenko
Le président bélarusse, Alexandre Loukachenko, allié indéfectible de Moscou, est arrivé à Saint-Pétersbourg où il doit rencontrer le président russe, Vladimir Poutine. La rencontre prévue entre les deux dirigeants a pour objectif de discuter du « partenariat stratégique et d’alliance » entre Moscou et Minsk, selon un communiqué du Kremlin.
Cette opération ukrainienne intervient quelques jours après une attaque contre le pont de Kertch, qui relie la Crimée à la Russie et sert notamment à l’acheminement du matériel militaire russe sur le front ukrainien.
Un objectif clair pour l’Ukraine : récupérer la Crimée
Kiev, qui a lancé au début du mois de juin une contre-offensive pour reprendre les territoires conquis par Moscou, affirme son intention de récupérer la Crimée. Vendredi dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que le pont de Kertch, construit selon lui en violation du droit international, devait être « neutralisé ».
L’attaque de drones a entraîné une explosion dans un dépôt de munitions situé dans le district de Krasnogvardeïski, à l’intérieur des terres de la péninsule, selon Sergueï Aksionov, gouverneur de Crimée choisi par Moscou.
Des conséquences désastreuses
Selon le ministère de la Santé installé par Moscou, quatre personnes ont dû être hospitalisées suite à cette attaque. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une attaque aux drones navals a endommagé le pont de Crimée, déjà touché en octobre 2022. Vladimir Poutine a promis une « réponse » de son armée, appelant aussi à « améliorer la sécurité » de l’ouvrage.
Par ailleurs, l’armée russe a annoncé samedi qu’un journaliste de l’agence de presse russe Ria Novosti, Rostislav Jouravlev, avait été tué dans un bombardement ukrainien dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine.
Une escalade verbale en mer Noire
En dehors des combats toujours intenses, la semaine a été marquée par une escalade verbale concernant la mer Noire, suite au retrait de la Russie d’un accord international sur les exportations de céréales ukrainiennes. Moscou et Kiev ont mis en garde les navires naviguant sur la mer Noire, avertissant qu’ils pourraient être visés s’ils se dirigeaient vers les ports ennemis.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué sur Twitter avoir eu un échange téléphonique avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, sur le « déblocage » du couloir céréalier en mer Noire.
