Emmanuel Macron sur TF1 et France 2 ce lundi à 13h : attentes et prévisions
L'interview se déroulera en direct depuis l'autre côté de la planète, pratiquement dès son arrivée par avion. On s'attend à ce qu'il fasse un état des lieux des 100 jours de tranquillité qu'il avait instaurés en avril.
L’entretien en question sera mené en duplex depuis l’extrême opposé de notre planète, presque immédiatement après son atterrissage. Il est prévu qu’il fasse le point sur les 100 jours d’apaisement qu’il avait annoncés en avril.
La nouvelle tant attendue est finalement tombée : Emmanuel Macron, qui avait décidé de ne pas s’exprimer le 14 juillet, sera interviewé lundi par les journaux de 13h de TF1 et France 2 depuis Nouméa, au début d’un voyage en Nouvelle-Calédonie et dans le Pacifique.
Le président atteint la fin des cent jours d’apaisement qu’il s’était fixés mi-avril pour donner un nouvel élan à son second mandat après la crise des retraites. Il doit donc faire le « bilan » qu’il avait promis à l’époque. Il est également attendu qu’il « définisse les perspectives pour la rentrée », selon son entourage.
Quelles sont les attentes ?
La prise de parole du président avant les vacances d’été était prévue, mais l’Élysée a hésité jusqu’à la dernière minute sur la forme à donner à cette intervention.
Une interview dans la presse régionale, ou une lettre aux Français, était envisagée. Jusqu’à ce que l’Élysée choisisse l’interview au 13h, en plein milieu des vacances d’été.
L’entretien sera réalisé en duplex depuis l’autre bout du monde, presque immédiatement après son atterrissage, à la suite d’un vol de 24 heures et d’un déplacement de plus de 16 000 km. Y a-t-il un risque que les sujets de politique nationale empiètent sur les enjeux de sa tournée en Océanie ?
« Belle façon de boucler la boucle », commente tout de même un proche d’Emmanuel Macron.
La référence n’est pas à l’allocution solennelle du 17 avril, mais à l’interview donnée le 22 mars aux mêmes chaînes et à la même heure, juste après l’adoption de sa contestée réforme des retraites.
Une première intervention vendredi
L’exercice a été esquissé lors d’un long exposé liminaire au Conseil des ministres de vendredi, exceptionnellement diffusé en direct à la télévision, lorsqu’il a, chose rare, réaffirmé « avec clarté » sa « confiance » envers sa Première ministre Elisabeth Borne et a plaidé pour « la continuité et l’efficacité ».
Dans ce discours parfois fourre-tout, le président a assuré suivre « à marche forcée » un « cap clair » : « l’indépendance du pays » sur les plans économique et stratégique.
Il a promis de dévoiler à la rentrée la planification écologique repoussée à plusieurs reprises, d’apporter une « réponse complète et profonde » aux émeutes de fin juin, et d’élaborer le budget 2024 en suivant un « cadre exigeant ».
Tous ces mots d’ordre seront déclinés lundi matin par Elisabeth Borne qui réunit à Matignon l’essentiel de son gouvernement remanié, pour une séance de travail.
Dans la foulée, M. Macron fera-t-il des annonces concrètes pour donner un nouvel élan à ce mandat chaotique, handicapé dès le départ par l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale ?
Sera-t-il convaincant ?
« Le problème, c’est que nous ne sommes qu’à un an du début du quinquennat et qu’il est déjà en situation d’épuisement », a estimé dimanche le député socialiste Jérôme Guedj sur BFMTV.
Emmanuel Macron n’imprime plus aujourd’hui, il ne fournit pas de cap, il ne fournit pas d’orientation. Il y a un décalage gigantesque avec l’urgence sociale, la relance économique, l’urgence écologique qui s’exprime dans le pays.
Jérôme GuedjDéputé socialiste sur BFMTV
Après l’entretien, la visite en Nouvelle-Calédonie pourra vraiment commencer mardi.
