Le ministre de la Santé Olivier Véran revient sur l’obligation du masque dans les lieux clos, le 1er août prochain
Pour Olivier Véran, ces deux semaines sont nécessaires pour s'adapter.
Le monde entier, dont la France, craint désormais une nouvelle vague de Covid-19 alors que la situation s’était améliorée depuis le déconfinement. Beaucoup de spécialistes avaient expliqué que l’abandon des gestes barrière par la population allait provoquer une nouvelle situation tendue alors que la pandémie est loin d’être terminée. Emmanuel Macron aura profité de l’interview présidentielle du 14 juillet pour annoncer l’obligation du port du masque dans les lieux clos, le 1er août prochain. Olivier Véran, ministre de la santé, est revenu sur cette obligation en déplacement à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, comme le rapporte RTL.
Selon Olivier Véran, « il faut du temps pour s’approprier une nouvelle doctrine »
L’obligation du masque dans les lieux clos interviendra le 1er août prochain, a annoncé Emmanuel Macron. Une décision que certains spécialistes jugent tardive, alors que le Covid-19 connaît un augmentation du nombre de cas ces dernières semaines. L’objectif est clair : éviter une seconde vague, que beaucoup d’experts estiment possible. Mais une question s’est posée, pourquoi attendre précisément le 1er août ? Une question à laquelle Olivier Véran a répondu, en déplacement à l’hôpital Henri Mondor de Créteil.
« Dès lors que nous disons aux Français que le port du masque est nécessaire, qu’il est indispensable en milieu fermé, en milieu clos, et bien les Français vont être extrêmement nombreux à l’appliquer »
Olivier Véran estime qu’il « faut du temps pour s’approprier une nouvelle doctrine et donc le rendre obligatoire dans un certain délai permet cette période d’appropriation« , tout simplement. Sans oublier « tout le travail logistique » que cette nouvelle mesure entraîne. Le ministre de la Santé précise également, à propos des masques « d’où viennent les masques ? Comment s’assurer que les Français en disposent ? Nous devons pouvoir répondre à ces questions et donc cela nécessite quelques jours ».
Pour le ministre de la Santé, il faut avant tout faire « confiance en la responsabilisation des Français, qui sont extrêmement nombreux et majoritaires à souhaiter combattre activement la diffusion du virus par leurs propres comportements« .
