Niger Putsch: Premiers évacués arrivés en France, sereins mais fatigués
D'après les informations fournies par Paris, environ 1 200 citoyens français sont inscrits sur les registres consulaires au Niger. Parmi eux, 600 ont manifesté leur volonté de retourner sur le territoire français.
Évacuation massive de ressortissants français du Niger
Quelque 600 Français inscrits sur les listes consulaires au Niger ont manifesté leur désir de regagner l’Hexagone, selon les informations du gouvernement français. Leurs souhaits ont commencé à se concrétiser avec l’arrivée du premier vol de rapatriement français à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle dans la nuit du mardi 1er août au mercredi 2 août 2023.
Les passagers de ce vol, malgré la fatigue évidente inscrite sur leurs visages, ont fait montre d’une certaine satisfaction et sérénité en débarquant sur le tarmac parisien. Précisément, à 1h30 du matin, les 262 passagers évacués de Niamey ont touché le sol français.
Le Ministère des Affaires étrangères a indiqué que le vol comptait une majorité de citoyens français, mais aussi des Nigériens, des Portugais, des Belges, des Ethiopiens et des Libanais. Cette évacuation d’envergure a été décidée au vu de la situation instable à Niamey, selon le Quai d’Orsay.
Entre soulagement et inquiétude
Charles, premier à descendre de l’avion, s’est dit « heureux d’être de retour, mais quelque peu attristé de laisser le Niger dans cette situation de prise d’otage plus que de putsch », faisant référence au récent coup d’Etat militaire survenu dans le pays sahélien.
Pour sa part, Bernard, qui travaille depuis deux mois au Niger pour l’Union européenne, a exprimé sa satisfaction face au bon déroulement de cette opération. « Niamey, il n’y a pas de tensions particulières en ville, pas de stress particulier, la population vaque à ses occupations », décrit cet homme, qui a emporté avec lui « deux ordinateurs, deux t-shirts, une paire de chaussettes et une brosse à dents ».
Le sentiment d’insécurité
Parmi les passagers, rares sont ceux qui ont accepté de répondre aux questions des journalistes présents dans le terminal aéroportuaire. Raïssa Kelembho, qui est rentrée de Niamey avec ses deux enfants laissant son mari sur place pour son travail, a exprimé un sentiment de soulagement.
Quant à Huguette Bonneau, elle a confié que l’angoisse ressentie était due à la fermeture des frontières et des aéroports, sans quoi la situation aurait été plus gérable.
Des vols de rapatriement supplémentaires prévus
Malgré la fermeture des frontières terrestres et aériennes du Niger avec cinq de ses pays voisins, un des putschistes a annoncé leur réouverture lors d’une intervention à la télévision nationale.
Parmi les 1 200 Français inscrits sur les listes consulaires au Niger, la moitié a exprimé son souhait de rentrer en France. Pour répondre à cette demande, trois autres vols de rapatriement sont déjà programmés.
