Covid-19 : Variant Eris en France, cause de regain des contaminations – ce qu’on sait
Durant la période estivale, on a observé une augmentation du nombre d'admissions à l'hôpital. EG.5.1, une nouvelle mutation du Covid-19, serait responsable de cette situation. Il est important de s'informer sur les signes de cette maladie et sa capacité de transmission. Voici les informations essentielles à connaître.
Eruption de cas de Covid-19 en France : le variant EG.5.1 pointé du doigt
La pandémie de Covid-19, que l’on pensait en voie d’extinction, semble refaire surface en France cet été. Selon le dernier bulletin de Santé publique France, publié le 2 août 2023, une augmentation significative des admissions aux urgences pour suspicion d’infection à Covid-19 a été observée, notamment chez les adultes (+26%, soit +149 admissions par rapport à la semaine précédente). Un nouveau sous-variant, EG.5.1, surnommé Eris, pourrait être la cause de cette recrudescence.
Eris : un variant dominant en Europe, aux USA et en Asie
Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève, souligne auprès d’directs.fr que ce nouveau variant semble dominer dans plusieurs pays européens, dont la France, ainsi qu’aux États-Unis et en Asie. Selon la base de données GISAID, la souche EG.5.1 est même majoritaire en France, représentant 35% des analyses. Des regroupements de cas ont été constatés en août, notamment lors des fêtes de Bayonne, avec une recrudescence des ventes de tests en pharmacie, selon Sud-Ouest.
Caractéristiques du variant Eris : contagiosité, symptômes, formes sévères…
Le variant Eris est décrit par M. Flahault comme étant très contagieux. Toutefois, il est difficile de dire s’il est plus transmissible que les autres. Concernant les formes sévères, il ne semble pas être plus virulent, ni être capable d’échapper à l’immunité acquise par une précédente contamination ou par la vaccination. Les symptômes sont les mêmes que ceux des variants d’Omicron : toux, forte fièvre, nez qui coule.
Doit-on craindre ce nouveau variant ?
Bien que le variant Eris semble être à l’origine de l’augmentation des hospitalisations, M. Flahault insiste sur le fait qu’il n’y a pas de caractéristiques particulièrement alarmantes à son sujet. Cependant, il faut rester vigilant. En effet, chaque nouvelle vague de Covid-19 entraîne une hausse des hospitalisations, comme cela a été le cas avec tous les variants jusqu’à présent et semble l’être à nouveau avec Eris.
La surveillance épidémiologique à la traîne
La fiabilité des données épidémiologiques en Europe est questionnée par M. Flahault. Le SI-DEP du ministère de la Santé, qui enregistrait les résultats antigéniques, a cessé de fonctionner le 30 juin 2023, tout comme l’application TousAntiCovid, qui contrôlait les pass sanitaires. L’OMS a levé l’alerte maximale pour le Covid-19 en mai dernier, au vu de la baisse du nombre de cas et de décès.
Retour de la Covid-19 en été : une anomalie ?
Le Covid-19 circule même en été, contrairement aux idées reçues. « Le Covid-19 se comporte désormais un peu comme la grippe, mais le frein estival est moins efficace sur lui et il peut circuler en été et durant l’entre-saisons, » explique M. Flahault.
Une recrudescence des cas à prévoir à l’automne
La prochaine saison froide pourrait favoriser la transmission du virus et la recrudescence des formes graves. « Il y a toutes les raisons de penser que le Covid-19 va revenir cet automne et cet hiver dans l’hémisphère nord, » avance l’épidémiologiste. Cependant, il insiste sur le fait que les prévisions à long terme restent incertaines.
- Eruption de cas de Covid-19 en France : le variant EG.5.1 pointé du doigt
- Eris : un variant dominant en Europe, aux USA et en Asie
- Caractéristiques du variant Eris : contagiosité, symptômes, formes sévères…
- Doit-on craindre ce nouveau variant ?
- La surveillance épidémiologique à la traîne
- Retour de la Covid-19 en été : une anomalie ?
- Une recrudescence des cas à prévoir à l’automne
