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International

Cédéao ordonne déploiement de sa ‘force en attente’ suite au putsch au Niger

International
Par Benjamin,  publié le 11 août 2023 à 6h40, modifié le 11 août 2023 à 6h40.

Le groupe des nations d'Afrique de l'Ouest, qui avait posé un ultimatum aux auteurs du coup d'État, a sollicité l'envoi de troupes, qui devraient être déployées "aussi rapidement que possible".

Intervention imminente de la CEDEAO au Niger

Le jeudi 10 août 2023, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé l’envoi imminent d’une « force en attente » pour rétablir l’ordre constitutionnel perturbé au Niger. Cette décision a été relayée par le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui a précisé que l’intervention devrait se faire « dans les plus brefs délais ».

La CEDEAO, qui aspire toujours à une issue pacifique à la crise, n’a pas fourni de calendrier spécifique ni d’informations sur la composition de cette « force en attente ».

Le président Ouattara, de retour à Abidjan, a déclaré que les dirigeants de la CEDEAO avaient approuvé le lancement de l’opération le plus rapidement possible.

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Le succès de l’opération dépend des putschistes

Le président ivoirien a indiqué que la Côte d’Ivoire « fournira un bataillon » de 850 à 1 100 hommes, qui seront renforcés par des troupes du Nigeria et du Bénin, entre autres. « D’autres pays » se joindront également à cette force, a-t-il ajouté.

« Les putschistes peuvent décider de partir dès demain matin et il n’y aura pas d’intervention militaire, tout dépend d’eux », a martelé Alassane Ouattara.

La France, quant à elle, a exprimé « son plein soutien à l’ensemble des conclusions » de la CEDEAO et a renouvelé « sa ferme condamnation de la tentative de putsch en cours au Niger, ainsi que de la séquestration du Président (Mohamed) Bazoum et de sa famille ».

Une résolution pacifique est toujours possible

Le bloc ouest-africain n’écarte pas l’option diplomatique pour rétablir le président élu, Mohamed Bazoum, qui a été renversé le 26 juillet 2024 et est actuellement détenu.

À l’issue du sommet d’Abuja, le président nigérian Bola Tinubu, qui assure la présidence tournante de la CEDEAO, a exprimé son espoir de « parvenir à une résolution pacifique ». Il a ajouté qu’un recours à la force « en dernier ressort » n’était pas exclu.

Omar Touray, président de la Commission de la CEDEAO, a réaffirmé « l’engagement continu à la restauration de l’ordre constitutionnel, à travers des moyens pacifiques ».

Formation d’un nouveau gouvernement par les militaires

Les militaires au pouvoir au Niger ont formé un nouveau gouvernement, dirigé par le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et comprenant 20 ministres. Les ministres de la Défense et de l’Intérieur sont des généraux du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), qui a pris le pouvoir.

La formation de ce gouvernement marque l’assise du régime militaire et semble être un défi aux dirigeants de la CEDEAO.

Négociations pour un retour au pouvoir

L’organisation vise à engager « toutes les parties concernées, y compris les auteurs du coup, dans des discussions sérieuses afin de les convaincre de renoncer au pouvoir et de rétablir le président Bazoum », a déclaré Bola Tinubu, président de la CEDEAO.

Tous les présidents du bloc ouest-africain, à l’exception de ceux de la Gambie, du Liberia et du Cap-Vert, qui ont envoyé des représentants, étaient présents lors de ce sommet.

Des tensions palpables à Niamey

À Niamey, jeudi après-midi, des centaines de manifestants se sont rassemblés pour scander des slogans hostiles à la France et aux États-Unis, considérés comme des « ennemis du Niger ». Ils se sont dispersés en soirée.

Dans ses efforts pour rétablir le président Bazoum, la CEDEAO peut compter sur le soutien des puissances occidentales, notamment les États-Unis et la France, qui considèrent le Niger comme un pivot de leur lutte contre le terrorisme au Sahel.

Le Récap
  • Intervention imminente de la CEDEAO au Niger
  • Le succès de l’opération dépend des putschistes
  • Une résolution pacifique est toujours possible
  • Formation d’un nouveau gouvernement par les militaires
  • Négociations pour un retour au pouvoir
  • Des tensions palpables à Niamey
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