Espagne bat Angleterre 1-0 à la Coupe du Monde Féminine 2023
C'est dans le cadre de ce championnat plein d'innovations que s'est joué l'acte final. L'Espagne a triomphé lors de la coupe du monde féminine 2023 en affrontant l'Angleterre, et a gagné sa première étoile.
Une première étoile pour l’Espagne
C’est une page d’histoire qui s’est écrite lors de ce tournoi plein de surprises. L’Espagne a remporté la Coupe du Monde Féminine 2023, s’imposant face à l’Angleterre, et décroche ainsi son premier titre prestigieux.
Au terme de leur troisième participation, les Espagnoles ont finalement triomphé le dimanche 20 août 2023 à Sydney, en Australie. Cette victoire, obtenue grâce à un but unique, marque une étape cruciale pour la Roja, qui a su tirer parti de ses forces pour dominer le match.
Malgré l’annonce de l’Angleterre présentant ce match comme « le match de leur vie », les lionnesses n’ont pas réussi à s’imposer, là où les Espagnoles ont démontré leur maîtrise du jeu. Cette rencontre illustre l’apogée d’une compétition qui a battu des records d’affluence et d’audimat.
Domination espagnole sur le terrain
Bien que dominées lors du premier quart d’heure, les joueuses espagnoles ont vite repris le dessus, malgré une défense anglaise solide. Après une tentative de tir de Hemp sur la barre transversale et un tir espagnol manqué, c’est finalement la capitaine de la Roja, Olga Carmona, qui a ouvert le score grâce à un tir précis à la trentième minute.
Regain de confiance pour l’Angleterre
En fin de première mi-temps, l’Angleterre a su se montrer plus agressive, gagnant du terrain et se rapprochant du but espagnol. Les lionnesses ont repris espoir après le tir de pénalty sans puissance de Jennifer Hermoso à la 67ème minute.
Une fin de match sous haute tension
La fin de la rencontre a été marquée par une multiplication des fautes de part et d’autre, entraînant 13 minutes de temps additionnel. Malgré cela, l’équipe espagnole a su tenir bon et a réussi à remporter le match, déjouant ainsi tous les pronostics.
Avant cette victoire, l’Espagne n’avait jamais gagné de match à élimination directe lors d’une Coupe du Monde, ce qui rend cet exploit encore plus impressionnant compte tenu du contexte extra-sportif de la sélection.
Tourments internes surmontés
La Roja a traversé des turbulences qui ont menacé l’émergence de son équipe féminine, après que quinze internationales ont annoncé en septembre dernier ne plus vouloir jouer pour la sélection. Des sources citées dans la presse locale ont évoqué les méthodes jugées « dictatoriales » de Jorge Vilda.
Malgré tout, le technicien a conservé sa place, soutenu par sa Fédération lors de cette crise sans précédent, et a su prouver sa légitimité à travers une série de résultats exceptionnels.
Depuis, trois des 15 « rebelles » sont revenues pour le Mondial et l’une d’elles, la milieu de terrain du Barça Aitana Bonmati, a d’ailleurs été l’une des meilleures joueuses du tournoi.
Dimanche en finale, le sélectionneur a aligné la jeune pépite espagnole Salma Paralluelo, qui s’est illustrée lors des demi-finales contre la Suède et les Pays-Bas. À l’inverse, la Ballon d’or Alexia Putellas a débuté sur le banc, en raison de performances physiques en deçà depuis le début du tournoi.
Interrogé à plusieurs reprises lors du tournoi sur les joueuses manquantes et sur les tensions avec son groupe, Vilda a esquivé avec une réponse laconique : « Prochaine question, s’il vous plaît ».
Au final, c’est une équipe soudée qui a été récompensée.
