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International

Enquête préliminaire pour ‘agression sexuelle’ ouverte par la justice espagnole sur un baiser forcé

International
Par Benjamin,  publié le 28 août 2023 à 17h31, modifié le 28 août 2023 à 17h31.

Le dirigeant de l'association nationale de football d'Espagne (ANFE), qui a forcé un baiser sur la joue de la footballeuse internationale Jenni Hermoso, est maintenant sous le regard critique de la justice.

Le président de la fédération royale espagnole de football dans le collimateur de la justice

L’affaire fait grand bruit et ne manque pas de susciter l’indignation. Luis Rubiales, le président de la Fédération Royale Espagnole de Football (FREF) est en effet au centre d’une enquête préliminaire pour « agression sexuelle ». Ce dernier est pointé du doigt suite à un « baiser forcé » infligé à Jenni Hermoso, la championne du monde de football. Cette affaire a déclenché une vague de protestations qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Le parquet espagnol, qui a annoncé l’ouverture de cette enquête, indique qu’elle porte sur « des faits qui pourraient être constitutifs d’un délit d’agression sexuelle ». La joueuse est invitée à prendre contact avec le parquet « dans un délai de 15 jours » pour être « informée de ses droits en tant que victime » et pour « déposer plainte » si elle le souhaite.

Une plainte de Jenni Hermoso est nécessaire

La plainte de Jenni Hermoso est « indispensable » pour engager d’éventuelles poursuites à l’encontre de Luis Rubiales, a précisé le parquet. Bien que d’autres plaintes aient déjà été déposées contre le président de la FREF, aucune ne provient directement de la joueuse.

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De son côté, le Tribunal administratif des sports (TAD), saisi par le gouvernement espagnol, a tenu une réunion pour trancher sur la plainte déposée contre Luis Rubiales. Si une procédure est ouverte, le Conseil supérieur des sports (CSD) pourrait suspendre le dirigeant le temps que l’affaire soit jugée sur le fond.

L’affaire #SeAcabo fait des vagues

Luis Rubiales, 46 ans, a déjà été suspendu par la Fifa « de toute activité liée au football au niveau national et international » pour une durée de 90 jours. Cette affaire, surnommée le « #MeToo du foot espagnol », a éclipsé le sacre mondial de la Roja féminine et a suscité une vive indignation tant en Espagne qu’à l’étranger.

Des équipes de football masculines et féminines du pays ont exprimé leur soutien en brandissant des banderoles ou des T-shirts portant l’inscription #SeAcabo, un appel à la fin de l’impunité envers les actes sexistes et les violences sexuelles.

Le gouvernement espagnol monte au créneau

Face à cette situation, le gouvernement espagnol a exprimé son indignation. Très avancée en matière de droits des femmes, l’Espagne est particulièrement virulente contre Luis Rubiales. Irene Montero, la ministre de l’Égalité, a estimé que « le gouvernement a l’obligation d’agir » face à une telle situation. Yolanda Diaz, numéro trois du gouvernement, a déposé une autre plainte devant le CSD pour exiger que la fédération respecte la loi sur la parité homme-femmes dans ses organes de direction.

L’onde de choc se propage

Suite à l’embrassade non consentie lors de la cérémonie de la Coupe du monde face à l’Angleterre le 20 août, Luis Rubiales a plongé le football espagnol dans le chaos. Son refus de démissionner, malgré d’intenses pressions, ainsi que son discours violent contre un supposé « faux féminisme » ont choqué. Il persiste à affirmer que son baiser était « consenti », une affirmation catégoriquement démentie par Jenni Hermoso.

Dans ce contexte, la mère de Luis Rubiales a entamé une grève de la faim pour dénoncer le « harcèlement » dont serait victime son fils. De son côté, la FREF a convoqué une réunion extraordinaire des présidents des fédérations régionales alors que l’instance est sous pression et que les joueuses de la Roja refusent de jouer sous la direction actuelle.

Le Récap
  • Le président de la fédération royale espagnole de football dans le collimateur de la justice
  • Une plainte de Jenni Hermoso est nécessaire
  • L’affaire #SeAcabo fait des vagues
  • Le gouvernement espagnol monte au créneau
  • L’onde de choc se propage
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