Général Oligui prête serment comme ‘président de la transition’ après coup d’Etat au Gabon
Le général Brice Oligui Nguema, qui a destitué Ali Bongo cinq jours plus tôt, prête allégeance en tant que président de la "transition" ce lundi 4 septembre, sans pour autant préciser la durée de cette période transitoire.
A peine cinq jours après le renversement d’Ali Bongo, le Général Brice Oligui Nguema s’apprête à prêter serment en ce lundi 4 septembre en tant que président d’une « transition » dont la durée n’a pas été précisée.
Depuis ce coup d’État, le général est apparu chaque jour entouré des commandants des forces armées, de la gendarmerie et de la police.
Si une partie de l’ancienne opposition appelle à un transfert du pouvoir, la population semble majoritairement exprimer, lors de petites manifestations quotidiennes, sa gratitude envers une armée qui l’a « libérée du clan Bongo ».
Quelles sont les perspectives ?
Le nouvel homme fort de Libreville insiste sur le fait que la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance sont ses principales priorités, aux côtés du « redressement de l’économie » et de la redistribution des revenus et des richesses du pays.
Le général a promis de mettre en place des « institutions plus démocratiques » avant d’organiser des « élections libres ». Cependant, cela ne se fera qu’après l’adoption, « par référendum », d’une nouvelle Constitution pour des « institutions plus démocratiques » et « respectueuses des droits humains ». Il a souligné que cette démarche se ferait « sans précipitation ».
Le couvre-feu est toujours en vigueur
Depuis plus de 55 ans, la famille Bongo dirige sans partage ce petit état d’Afrique centrale, l’un des plus riches du continent grâce à son pétrole, mais dont la richesse est monopolisée par une élite.
Ali Bongo Ondimba, 64 ans, en résidence surveillée depuis le coup d’État, a été élu en 2009 suite au décès de son père Omar Bongo Ondimba, qui avait dirigé le pays pendant plus de 41 ans.
La junte n’a toujours pas levé le couvre-feu instauré par l’ancien pouvoir le soir de la présidentielle. Cependant, la vie a repris son cours dès le jour suivant le putsch.
