Peu d’espoir de survivants après les inondations dévastatrices en Libye
Une semaine s'est écoulée depuis la tragédie qui a frappé l'Est de la Libye, faisant des milliers de victimes entre morts et disparus. Avec chaque jour qui passe, les espoirs de retrouver des survivants s'effritent davantage.
Tl;dr
- La catastrophe en Libye a fait des milliers de morts et disparus, les espoirs s’amenuisent.
- Les organisations humanitaires alertent d’un risque de propagation de maladies.
- La tempête Daniel a provoqué des inondations d’ampleur similaire à un tsunami.
- Le travail de secours est entravé par le chaos politique en Libye.
Une tragédie en Libye
Une semaine après la dévastation qui a endeuillé l’Est de la Libye, la situation est toujours aussi critique. Les rescapés sont rares et la probabilité de découvrir des survivants parmi les débris se réduit de jour en jour. Les organisations humanitaires, de leur côté, mettent en garde contre un risque accru de propagation de maladies, conséquence directe de l’inondation et de la contamination potentielle de l’eau.
Une catastrophe aux conséquences désastreuses
L’origine de cette tragédie ? La tempête Daniel, qui, par sa virulence, a causé la rupture de deux barrages, déclenchant des inondations d’une ampleur comparable à celle d’un tsunami. La ville de Derna, qui comptait avant le drame 100 000 habitants, a été particulièrement touchée. Les estimations des pertes en vies humaines varient, mais l’on parle déjà d’au moins 3 840 morts et de plus de 10 000 disparus.
Des opérations de secours entravées
Les opérations de secours, déjà extrêmement complexes en raison de l’ampleur de la catastrophe, sont de surcroît entravées par le chaos politique qui règne en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Manoelle Carton, coordinatrice médicale d’une équipe de Médecins Sans Frontières sur place, décrit une situation « chaotique », compliquant d’autant plus les efforts de recensement et d’identification des victimes.
Face à l’urgence de la situation, Stéphanie Williams, diplomate américaine et ex-représentante de l’ONU en Libye, a appelé à une intervention internationale. Selon elle, un « mécanisme conjoint national/international pour superviser les fonds » d’aide est nécessaire.
Un besoin criant de reconstruction
Le porte-parole du maréchal Haftar, Ahmad al-Mesmari, a souligné lors d’une conférence de presse les besoins énormes pour la reconstruction de la région. La tâche s’annonce d’autant plus ardue que l’absence de plans de développement adéquats et l’usure causée par le temps compliquent d’autant plus la situation.
