Procès retentissant menace Marine Le Pen pour assistants d’eurodéputés du FN
Le parquet de Paris a demandé un procès pour 27 individus, qui sont soit des membres soit des proches du parti d'extrême droite, y compris Marine Le Pen. Ils risquent des peines sévères.
Tl;dr
Un procès requis contre Marine Le Pen et son parti pour détournement de fonds
Le parquet de Paris a récemment demandé que Marine Le Pen, ainsi que 27 autres personnes liées au Rassemblement national, soient jugées pour détournement de fonds publics. Il est allégué que ces individus ont utilisé de l’argent provenant de l’Union européenne pour rémunérer des assistants qui travaillaient en réalité pour le parti entre 2004 et 2016.
« Nous contestons cette vision qui nous paraît erronée du travail des députés d’opposition et de leurs assistants qui est avant tout politique.« , a déclaré l’entourage de Marine Le Pen. Parmi les personnes visées par le ministère public figurent non seulement des eurodéputés du Front national, mais aussi leurs assistants parlementaires et plusieurs collaborateurs du parti d’extrême droite.
Des figures importantes du parti touchées
Le procès potentiel menace les deux dirigeants historiques du parti, Jean-Marie Le Pen, cofondateur en 1972, et Marine Le Pen, présidente de 2011 à 2022. Parmi les autres personnalités concernées figurent Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Nicolas Bay, Wallerand de Saint-Just et Julien Odoul. Seul Florian Philippot, ancien numéro deux du parti, a été exonéré.
Wallerand de Saint-Just a déclaré que, dans le cas du FN, « tout le monde plaidera la relaxe et on l’obtiendra pour des questions de principe : le judiciaire ne peut s’immiscer dans le travail du législatif ».
Des peines lourdes encourues
Le parquet de Paris a souligné l’importance des peines encourues : dix ans d’emprisonnement, une forte amende et une peine d’inéligibilité pouvant aller jusqu’à dix ans. Il s’agit d’une menace majeure pour Marine Le Pen, qui s’est récemment présentée comme la « candidate naturelle » pour la présidentielle 2027.
Un « système centralisé » de détournement de fonds
Le parquet de Paris décrit « un véritable système mis en place pour faire supporter, par le Parlement européen, une partie des charges de fonctionnement du FN via la prise en charge des salaires d’un nombre croissant de ses employés ». Le Parlement européen a estimé son préjudice à 6,8 millions d’euros pour les années 2009 à 2017 et a entamé des procédures de recouvrement des sommes incriminées.
