Le chef mafieux le plus traqué d’Italie, Matteo Messina Denaro, est décédé
Il a activement participé à des dizaines d'homicides. Arrêté à Palerme le 16 janvier dernier, il avait réussi à éviter la police pendant trois décennies.
Tl;dr
- Le dernier grand parrain de la mafia sicilienne, Matteo Messina Denaro, est décédé.
- Surnommé « le dernier parrain », il avait échappé à la police pendant 30 ans.
- Arrêté en janvier dernier, il vivait sous une fausse identité près de sa ville natale.
- Il avait été condamné à perpétuité pour son rôle dans plusieurs assassinats, dont ceux des juges Falcone et Borsellin.
La fin d’une ère mafieuse : Matteo Messina Denaro n’est plus
Le 25 septembre 2023 marque la fin d’une ère dans le monde criminel italien. Matteo Messina Denaro, aussi connu sous le nom de « le dernier parrain », a rendu son dernier souffle dans la salle des détenus de l’hôpital San Salvatore de l’Aquila, selon les médias italiens. Après avoir échappé à la justice pendant trois décennies, ce personnage tristement célèbre avait été arrêté le 16 janvier dernier.
Un fantôme réapparaît
Connu pour son rôle dans l’assassinat des juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellin, Denaro s’était volatilisé depuis juin 1993. Beaucoup le pensaient à l’étranger, mais il se cachait en réalité près de sa ville natale de Castelvetrano, sous une fausse identité. L’homme se faisait passer pour un médecin et communiquait avec ses complices via des « pizzini », petits bouts de papier distribués par des messagers.
La traque et le dénouement
La fin de sa cavale est survenue suite à l’interception d’une conversation téléphonique relative à des problèmes médicaux. Les enquêteurs, en utilisant une base de données du système de santé italien, ont pu retrouver le mafieux caché derrière ces échanges. Leurs recherches, se concentrant sur des patients masculins correspondant à son âge et ses antécédents médicaux, ont finalement abouti à son arrestation.
Un héritage de violence et de richesse
Derrière le pseudonyme Diabolik, s’illustrait un homme brutal, condamné six fois à perpétuité. « Avec les personnes que j’ai tuées moi-même, je pourrais remplir un cimetière », se vantait-il, selon des propos rapportés par la presse italienne. Le montant de sa fortune, amassée grâce au trafic de drogue et aux jeux de hasard, dépasserait les milliards d’euros, selon certains médias italiens.
