La Cour européenne examine l’inaction des Etats face au climat
Six citoyens portugais critiquent 32 pays pour leur indifférence face au changement climatique. Ils cherchent à les contraindre à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Tl;dr
- Six jeunes Portugais saisissent la CEDH contre 32 Etats pour « inaction climatique ».
- Ils accusent ces Etats de violer leurs droits humains par leur inaction face au changement climatique.
- L’audience inédite a mobilisé 17 juges et pourrait représenter une avancée décisive en matière de litiges climatiques.
- La décision, si le dossier est jugé recevable, est attendue au mieux en 2024.
Lutte contre l’inaction climatique : six jeunes portugais contre 32 Etats
Dans un élan audacieux, six jeunes Portugais ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) afin de dénoncer l' »inaction » de 32 Etats face au changement climatique. Leur objectif ? Les pousser à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Un combat pour leurs droits humains
Âgés de 11 à 24 ans, ces six requérants affirment que cette inaction a des conséquences néfastes sur leur santé et leurs conditions de vie. Ils invoquent une violation du « droit à la vie » et du « droit au respect de la vie privée« , selon la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme. Martim Duarte Agostinho, 20 ans, l’un des requérants, a soutenu que « Sans une action urgente pour réduire les émissions, l’endroit où je vis deviendra bientôt une fournaise insupportable« .
Un procès sans précédent
Cette affaire est sans précédent non seulement par son ampleur, mais aussi par ses conséquences potentielles. Si elle réussit, elle pourrait représenter une avancée significative en matière de litiges climatiques, obligeant les gouvernements à changer de cap et à intensifier leurs efforts pour réduire leurs émissions.
Une décision très attendue
La recevabilité de la requête sera examinée en premier lieu par la CEDH. Si elle est jugée recevable, une décision est attendue pour 2024 au plus tôt. Cette décision sera scrutée de près, car la jurisprudence de la cour en matière de réchauffement climatique est encore vierge.
