Augmentation des avortements en 2022, révèle une étude
En 2022, le taux d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) a connu une hausse par rapport aux années 2020 et 2021. Les femmes continuent de privilégier la méthode médicamenteuse pour cette procédure.
Tl;dr
- Le nombre d’IVG a augmenté en 2022 par rapport à 2020 et 2021.
- La majorité des IVG sont pratiquées par des femmes âgées de 20 à 29 ans.
- Des disparités régionales existent toujours en matière de recours à l’IVG.
- La voie médicamenteuse est privilégiée pour les IVG, en établissement de santé ou non.
Une hausse significative des IVG en 2022
Selon une étude publiée le 27 septembre 2023 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont connu une augmentation notable en 2022 comparativement aux années 2020 et 2021, marquées par la pandémie de Covid-19. Ainsi, plus de 234 300 IVG ont été pratiquées en 2022, soit une augmentation de 17 000 par rapport à 2020 et de 7 000 par rapport à 2021.
Les femmes de 20 à 29 ans, principales concernées
L’étude, qui a recueilli de manière anonyme le parcours de soin des femmes selon leur département de résidence, leur âge et leur terme de grossesse, a révélé que la majorité des IVG sont pratiquées par des femmes âgées de 20 à 29 ans. Le taux de recours à l’IVG s’élève en effet à 26,9 % parmi les jeunes femmes de 20 à 24 ans et atteint 28,6 % pour celles âgées de 25 à 29 ans.
Des disparités régionales persistent
Malgré une augmentation générale du recours à l’IVG en 2022 dans toutes les régions métropolitaines et dans les DROM, des disparités régionales demeurent. Les taux de recours varient ainsi de 11,6 % en Pays de la Loire à 22,6 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans les DROM, ils s’étendent de 21 % à Mayotte à 48,7 % en Guyane.
La voie médicamenteuse privilégiée
En 2022, 38 % des IVG ont été effectuées en dehors des établissements de santé, ce qui est rendu possible depuis 2005. La voie médicamenteuse reste la méthode préférée pour réaliser une IVG, que ce soit en établissement de santé ou non, puisqu’elle représente 78% de l’ensemble des IVG. Au sein des établissements de santé, 55 % des IVG sont pratiquées avant huit semaines de grossesse et 76 % avant dix semaines. Les IVG tardives ne représentent quant à elles que 1,5 % de l’ensemble des IVG réalisées en France.
