Christophe Béchu confirme la poursuite de la réduction du glyphosate en France
La Commission européenne a donné son feu vert pour prolonger l'utilisation du glyphosate pour une décennie supplémentaire. Toutefois, le ministre français de la Transition écologique a affirmé que l'usage de ce produit sera limité en France.
Tl;dr
- La Commission européenne a renouvelé l’autorisation du glyphosate pour 10 ans.
- La France s’est abstenue lors du vote de cette autorisation.
- Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, assure que l’utilisation du glyphosate sera réduite en France.
- 17 pays de l’UE ont voté en faveur de la position de la Commission européenne.
Renouvellement du glyphosate : la France s’abstient
La Commission européenne a fait couler beaucoup d’encre hier, jeudi 16 novembre 2023, en renouvelant l’autorisation du glyphosate, ce pesticide controversé, pour une nouvelle décennie. Malgré le débat intense, les 27 pays de l’Union européenne n’ont pas trouvé de consensus. La France, quant à elle, a choisi de s’abstenir lors du vote.
L’absence de vote : un choix stratégique ?
Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, a justifié ce choix sur les ondes de France inter, affirmant que « l’absence de vote vaut contre ». Selon lui, cette abstention était nécessaire pour continuer à chercher des alliés sur cette question.
Il a également rappelé les propos du Président de la République en 2019, reconnaissant la difficulté de se passer totalement du glyphosate sans solutions alternatives viables. C’est là tout le défi : trouver ces alternatives.
Une utilisation du glyphosate à la baisse
Malgré cette décision, la France ne compte pas augmenter son utilisation du glyphosate. Au contraire, Béchu a assuré que le pays continuera de limiter son usage. Il a d’ailleurs souligné une baisse de 17% de l’utilisation du pesticide entre 2015 et 2017.
Le ministre a qualifié la décision de renouveler l’autorisation du glyphosate de « dinguerie », montrant ainsi l’opposition de la France face à cette décision. La lutte contre ce pesticide controversé est donc loin d’être terminée.
