Qu’est-ce qu’une dérive sectaire ?
Ce mercredi 15 novembre 2023, en Conseil des ministres, un projet de loi a été proposé dans l'objectif d'améliorer leur encadrement. Voici les détails spécifiques de ce qu'il comprend.
Tl;dr
Un projet de loi pour mieux encadrer les dérives sectaires
La secrétaire d’État à la Citoyenneté, Sabrina Agresti-Roubache, a dévoilé le mercredi 15 novembre 2023 un projet de loi destiné à contrer les dérives sectaires. Un phénomène qui, boosté par la crise du Covid-19, a vu une augmentation significative en 2021.
Comprendre les dérives sectaires
Dans le Larousse, une dérive sectaire est définie comme un « adepte d’une doctrine religieuse ou philosophique, en particulier, membre d’une secte, d’une fraction dissidente d’une religion ». La Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, élargit cette définition en mettant l’accent sur le sujétion, soit « la situation d’une personne soumise à une autorité souveraine ». Les dérives sectaires n’ont pas uniquement une connotation religieuse, elles peuvent également impacter la sécurité des personnes, l’éducation des mineurs, la santé, et le monde du travail.
Les chiffres alarmants des dérives sectaires
On estime à 500 le nombre de groupes sectaires et à 500 000 le nombre d’adeptes de mouvements sectaires. De plus, entre 60 000 à 80 000 enfants seraient élevés dans un contexte sectaire.
Comment détecter une dérive sectaire ?
La Miviludes a établi une liste de critères permettant de caractériser une dérive sectaire. Parmi ces critères, on retrouve la déstabilisation mentale, la rupture avec l’environnement d’origine, l’existence d’atteintes à l’intégrité physique, l’embrigadement des enfants, le discours antisocial, entre autres. Toutefois, la présence d’un seul critère ne suffit pas pour établir l’existence d’une dérive sectaire. La Miviludes met en avant l’importance de la déstabilisation mentale, un critère toujours présent dans les cas de dérives sectaires.
