80 décès rapportés suite à des frappes sur un camp de réfugiés dans le conflit Israël-Hamas, selon Gaza
L'ONU supervise un camp de réfugiés situé à Jabaliya, au nord de la bande de Gaza, une région qui a été dévastée par les affrontements entre Israël et le mouvement islamiste.
Tl;dr
- Plus de 80 personnes ont été tuées suite à deux frappes israéliennes sur un camp de réfugiés à Jabaliya.
- Un hôpital a été évacué sous l’ordre de l’armée israélienne, selon les témoignages.
- Les frappes ont tué 32 membres d’une même famille, y compris 19 enfants.
- Le gouvernement du Hamas rapporte que 12 300 Palestiniens ont été tués depuis le début des bombardements.
Un drame humanitaire à Jabaliya
La bande de Gaza, déchirée par le conflit entre Israël et le mouvement islamiste, a été témoin d’une tragédie le 18 novembre 2023. Des frappes israéliennes sur un camp de réfugiés à Jabaliya, géré par l’ONU, ont causé la mort de plus de 80 personnes, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Évacuation forcée et victimes collatérales
Le même jour, des centaines de personnes ont été contraintes d’évacuer le plus grand hôpital de Gaza, suite à un ordre attribué à l’armée israélienne. Parmi les évacués se trouvaient de nombreux malades, médecins et déplacés. Cependant, l’armée a nié avoir donné cet ordre, affirmant avoir simplement « répondu à une requête » du directeur de l’hôpital.
Les frappes ont eu des conséquences dévastatrices. L’une d’elles a touché une école abritant des déplacés, faisant au moins 50 morts. De plus, une autre frappe a décimé une famille entière, tuant 32 membres, dont 19 enfants.
La réponse de l’armée israélienne
L’armée israélienne, de son côté, n’a pas confirmé les frappes. Elle a simplement indiqué que des opérations étaient en cours à Jabaliya, le plus grand camp de réfugiés de la région. Philippe Lazzarini, patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a appelé à un cessez-le-feu humanitaire, déclarant : « Il faut que ces attaques cessent« .
Une situation humanitaire préoccupante
Le gouvernement du Hamas a révélé que depuis le début du conflit, 12 300 Palestiniens ont été tués, dont plus de 5000 enfants et 3300 femmes. Face à ces chiffres alarmants, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a averti que la population était confrontée à « un risque immédiat de famine« .
Le conflit a non seulement coûté des vies, mais a également provoqué une crise humanitaire majeure. L’état de « siège complet » imposé par Israël a entraîné des pénuries de nourriture, d’eau, d’électricité et de médicaments. Malgré l’autorisation accordée par Israël pour l’entrée de deux camions-citernes, la situation reste préoccupante.
