« Zone de Mort » : l’OMS déclare l’hôpital al-Chifa en pleine guerre Israël-Hamas
D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, cet immense hôpital accueillait toujours 25 professionnels de la santé et 291 patients. Parmi ces derniers, 32 nourrissons se trouvaient dans un état critique, 22 patients nécessitaient une dialyse et deux étaient en unité de soins intensifs.
Tl;dr
- L’hôpital al-Chifa, le plus grand de Gaza, est menacé par des raids israéliens.
- L’OMS dénonce une « zone de mort » et demande l’évacuation de l’hôpital.
- Des centaines de personnes ont quitté l’hôpital sur ordre de l’armée israélienne.
- La guerre entre Israël et le Hamas a fait des milliers de victimes.
Un hôpital en péril
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’hôpital al-Chifa, le plus grand établissement sanitaire de la bande de Gaza, est en proie à un danger imminent. L’OMS a décrit l’hôpital comme une « zone de mort« , menacée par les raids israéliens.
Evacuation forcée
Des centaines de personnes ont fui l’hôpital al-Chifa ce samedi 18 novembre 2023, suivant un ordre émanant, selon le directeur de l’établissement, de l’armée israélienne. Cependant, l’armée a nié avoir donné un tel ordre, affirmant qu’elle n’a fait que « répondre à une requête » du directeur de l’hôpital. Un jeune homme de 24 ans, Rami Charab, a partagé son témoignage poignant : « À huit heures du matin, les haut-parleurs ont résonné. Un soldat israélien ordonnait l’évacuation de l’hôpital sous une heure sous peine de nous bombarder.«
Des conditions désastreuses
La situation à l’hôpital est « désespérée« , selon l’OMS. En effet, l’établissement manque cruellement d’eau, d’électricité, de médicaments, de nourriture et de matériel médical. De plus, l’OMS a rapporté que de nombreux patients souffrent d’infections graves en raison du manque d’antibiotiques et des mauvaises conditions d’hygiène. Parmi les patients encore présents dans l’établissement, on compte 32 bébés dans un état critique, 22 patients sous dialyse et deux en soins intensifs.
Un bilan tragique
Depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre, suite à une attaque du Hamas, le bilan est lourd. Le gouvernement du Hamas a annoncé que 12 300 Palestiniens ont été tués dans les bombardements israéliens, dont plus de 5000 enfants. En représailles, Israël a promis d’« anéantir » le mouvement islamiste. Plus des deux tiers des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par la guerre, selon l’ONU.
