Plan de lutte contre l’effondrement de la biodiversité : les promesses du gouvernement
Le ministère de la Transition écologique a dévoilé, ce lundi 27 novembre 2023, un ensemble de 40 mesures visant à préserver l'environnement d'ici 2030. Il est prévu qu'un financement d'un milliard d'euros soit attribué à ce projet en 2024.
Tl;dr
- Le gouvernement français lance 40 mesures pour protéger la biodiversité d’ici 2030.
- Un milliard d’euros sera investi en 2024 pour la protection de la nature et de l’eau.
- La stratégie inclut la réduction de la pression sur la biodiversité et la restauration des écosystèmes dégradés.
- Elle a suscité des critiques pour son manque d’ambition et les subventions néfastes à la biodiversité de la PAC.
Un plan d’envergure pour la biodiversité
En tant que nation, la France s’engage à prendre des mesures significatives pour protéger notre précieuse biodiversité. Elisabeth Borne, la Première ministre, a annoncé le lundi 27 novembre 2023 une stratégie nationale ambitieuse pour « stopper l’effondrement du vivant » d’ici 2030.
L’urgence d’agir
Selon la Première ministre, « 25% des espèces sont menacées d’extinction, un quart des oiseaux a disparu en 30 ans et un million d’espèces animales et végétales pourraient disparaître dans les décennies à venir ». « Une 6e extinction de masse menace. C’est un danger pour nous, pour notre économie, pour notre santé et pour notre alimentation. »
Un engagement financier conséquent
Pour faire face à ce défi, le gouvernement français prévoit d’investir plus d’un milliard d’euros supplémentaires dans la protection de la nature et de l’eau dès 2024. Cette somme représente une augmentation de 250 millions d’euros.
Des mesures concrètes
La stratégie nationale biodiversité, qui compte au total 40 mesures, s’articule autour de quatre axes principaux :
- Réduire les pressions qui s’exercent sur la biodiversité
- Restaurer la biodiversité dégradée partout où c’est possible
- Mobiliser tous les acteurs
- Garantir les moyens d’atteindre ces ambitions
Cependant, cette initiative a été critiquée. Le Comité national de la biodiversité l’a qualifiée de « partielle et perfectible ». De plus, la directrice générale du WWF France, Véronique Andrieux, a regretté que la politique agricole commune (PAC), qui représente 63 % des subventions nuisibles à la biodiversité en France, ne soit pas révisée.
Face à ces critiques, le gouvernement a affirmé que l’objectif est de supprimer progressivement ces subventions néfastes. Une « mission » sera lancée « avec les ministères de l’Économie et de l’Agriculture » afin de « réorienter » ces subventions « pour accompagner la transition écologique ».
