COP28 Président Sultan Al Jaber face à la critique à la veille du sommet
Depuis plusieurs mois, Sultan Al Jaber est sous le feu des critiques en raison de son double rôle en tant que dirigeant de la COP28, qui a lieu à Dubaï cette année, et en tant que chef de l'entreprise pétrolière nationale Adnoc.
Tl;dr
- Sultan Al Jaber, président de la COP28, est critiqué pour sa double casquette de patron de la compagnie pétrolière Adnoc.
- Des documents montrent que ses briefings contenaient des points clés sur Adnoc et Masdar, une société d’énergies renouvelables.
- Il nie les allégations et défend sa position comme un pont entre le Golfe et les pays qui réclament la sortie rapide du pétrole.
- Certaines voix appellent à sa démission ou au boycott de la COP28.
La double casquette controversée de Sultan Al Jaber
Sultan Al Jaber, à la fois président de la COP28 et patron de la compagnie pétrolière nationale Adnoc, est sous le feu des critiques. Depuis des mois, parlementaires occidentaux et ONG le mettent en cause pour ce cumul de fonctions.
Accusé d’avoir voulu profiter de sa position pour promouvoir des projets pétroliers et énergétiques des Emirats dans plusieurs pays, il se défend en affirmant vouloir être un pont entre le Golfe et les pays qui réclament une sortie rapide du pétrole.
Des documents compromettants
Cependant, de nouveaux documents révélés par le Centre for Climate Reporting et la BBC accablent le président de la COP28. Transmis par un « lanceur d’alerte », ces documents montrent que des briefings préparés pour Sultan Al Jaber avant des réunions avec des représentants de gouvernements étrangers contenaient systématiquement des points clés sur Adnoc et Masdar, une société d’énergies renouvelables qu’il dirige.
Des allégations rejetées par le président de la COP28
Interrogé lors d’un événement sur le site de la COP28, Sultan Al Jaber a rejeté ces allégations. « Ces allégations sont fausses, incorrectes, inexactes », a-t-il déclaré.
Il a également défendu sa position en affirmant : « Pensez-vous que les Emirats arabes unis ou moi-même ayons besoin de la COP ou de la présidence de la COP pour établir des accords ou des relations commerciales ? »
Appels à la démission
Malgré ses dénégations, certains, comme le climatologue américain Michael Mann, appellent à la démission immédiate de Sultan Al Jaber ou à un boycott de la COP28. De leur côté, des ONG très impliquées dans le processus des COP espèrent des décisions historiques sur l’aide financière aux pays vulnérables et se contentent de rappeler la responsabilité des pays organisateurs de la COP.
