COP28: 20 pays exhortent à tripler la puissance nucléaire mondiale d’ici 2050
D'après les nations signataires, l'usage de l'énergie nucléaire est essentiel pour réaliser l'objectif de neutralité carbone d'ici 2050. En revanche, ni la Chine ni la Russie n'ont encore exprimé leur position à ce sujet.
Tl;dr
- 20 pays ont appelé à tripler les capacités nucléaires mondiales d’ici 2050 pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
- La Chine et la Russie, principaux constructeurs de centrales nucléaires, ne figurent pas parmi les signataires.
- Le nucléaire est considéré comme une source stable d’énergie pour atteindre la neutralité carbone.
- Les signataires appellent à inclure le nucléaire dans les financements des institutions financières internationales.
Un appel à l’augmentation des capacités nucléaires pour lutter contre le réchauffement climatique
Une proposition audacieuse a été lancée le 2 décembre 2023 à la COP28. Vingt pays, dont les États-Unis, la France et les Émirats arabes unis, ont uni leurs voix pour appeler à une augmentation significative de l’énergie nucléaire dans le monde. Cette annonce, faite par l’émissaire américain pour le climat, John Ferry, a comme principale ambition de réduire la dépendance mondiale aux combustibles fossiles, tels que le charbon et le gaz.
Le nucléaire, un atout pour la neutralité carbone
Le nucléaire est perçu par ces pays comme une source stable d’énergie et un outil indispensable pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. « Nous savons par la science, la réalité des faits et des preuves qu’on ne peut pas atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 sans nucléaire », a déclaré John Ferry lors de l’événement à Dubaï. Cependant, la Chine et la Russie, pourtant importants constructeurs de centrales nucléaires, ne figurent pas parmi les signataires.
La question du financement de l’énergie nucléaire
Les pays signataires font également appel aux actionnaires des institutions financières internationales, comme la Banque mondiale, pour inclure le nucléaire dans leurs financements. Cette proposition a été soutenue par Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a déclaré à l’AFP que l’exclusion du nucléaire de certaines institutions de crédit internationales était « complètement obsolète ».
Les promoteurs de l’énergie nucléaire voient en elle un moyen incomparable de produire une électricité vertueuse et abondante. Néanmoins, ils doivent faire face aux critiques des défenseurs de l’environnement qui rappellent les risques d’accident, la problématique des déchets à long terme et les coûts élevés de l’atome.
