Bombe dévastatrice fait 4 morts lors d’une messe catholique aux Philippines
Ce dimanche 3 décembre 2023, une déflagration a ébranlé Marawi, la plus grande cité musulmane du pays, faisant une cinquantaine de blessés.
Tl;dr
- Attentat lors d’une messe à Marawi, aux Philippines, faisant quatre morts et une cinquantaine de blessés.
- Le président philippin et le pape François condamnent l’acte, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque.
- Des témoignages de survivants décrivent la scène d’horreur, le maire appelle à l’unité.
- La possibilité d’une attaque en représailles à une frappe aérienne est évoquée.
Un attentat fait trembler la ville de Marawi
Dans la matinée du dimanche 3 décembre 2023, un attentat à la bombe a frappé la ville de Marawi, la plus grande ville musulmane des Philippines, durant une messe catholique. Le bilan fait état de quatre morts et une cinquantaine de blessés.
Une attaque non revendiquée
L’explosion a eu lieu pendant la messe dans le gymnase de l’université d’État de Mindanao. Le chef de la police régionale, Allan Nobleza, a confirmé les faits sans pouvoir identifier le ou les auteurs de cet attentat. Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque.
Des réactions internationales
Le président philippin Ferdinand Marcos a vivement condamné ces « actes insensés et particulièrement odieux perpétrés par des terroristes étrangers« . De son côté, le pape François a exprimé sa proximité avec les familles des victimes et les habitants de Mindanao.
Témoignages et appels à l’unité
Les témoignages des survivants, dont ceux de Chris Honculado et Rowena Mae Fernandez, recueillis par l’AFP, décrivent une scène de panique et de confusion. Majul Gandamra, maire de Marawi, a appelé les communautés musulmane et chrétienne à rester unies face à cette tragédie.
Une attaque en représailles ?
Cette attaque intervient deux jours après une frappe aérienne de l’armée philippine qui a tué 11 militants islamistes. Le général Romeo Brawner, chef d’état-major des forces armées philippines, n’exclut pas que l’attentat soit une attaque en représailles à cette opération militaire.
Malgré la signature d’un pacte de paix en 2014 entre Manille et le Front moro de libération nationale, des groupes d’insurgés musulmans continuent d’opérer dans la région.
