Procès pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : Nicolas Zepeda face à la justice
On soupçonne le ressortissant chilien d'être responsable du meurtre de son ex-petite amie, l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, dont le corps reste à ce jour introuvable.
Tl;dr
Un procès en appel teinté d’incertitude
Sept ans après la mystérieuse disparition de l’étudiante japonaise Narumi Kurosaki à Besançon, son ancien petit ami, Nicolas Zepeda, est de nouveau confronté à la justice. Une atmosphère lourde plane sur la cour d’assises d’appel de Haute-Saône qui accueille ce procès le 4 décembre 2023, un événement que la famille de la victime aborde « sans aucun espoir« .
Toutefois, l’audience a dû être suspendue brièvement en raison de l’absence d’un juré. Pendant ce temps, dans la salle d’audience, la mère et les deux sœurs de la victime attendent, tandis que l’accusé échange en français avec le président de la cour, François Arnaud.
Un corps introuvable, une famille en quête de vérité
Tandis que la famille de Narumi Kurosaki a abandonné l’espoir de retrouver son corps, elle est venue pour « honorer la mémoire de Narumi« , comme le mentionne Sylvie Galley, l’avocate de la famille. De l’autre côté, Humberto Zepeda, père de l’accusé, exprime son désir de voir son fils innocenté, affirmant qu’il est scientifiquement impossible de confirmer la mort de Narumi.
Une affaire qui soulève des questions
Le 5 décembre 2016, Narumi Kurosaki, alors en séjour universitaire en France, est vue pour la dernière fois. Nicolas Zepeda, qui venait de traverser l’Atlantique après leur rupture, avait été vu avec elle sur le campus. Des messages ont ensuite été envoyés depuis les comptes de Narumi, mais aucune preuve ne confirme qu’elle était toujours en vie. Les enquêteurs soupçonnent Nicolas d’avoir utilisé ses identifiants pour couvrir sa fuite vers l’Amérique du Sud.
Un nouvel espoir de vérité
Une nouvelle expertise psychiatrique a été demandée pour ce second procès, qui pourrait apporter une autre lecture du dossier. Nicolas Zepeda, qui n’est plus en isolement et a appris le français en prison, pourrait s’exprimer différemment. L’avocat en défense, Sylvain Cormier, espère que la perception de Nicolas Zepeda sera différente lors de ce procès.
