Budget Sécu 2024 : Motion de censure écartée, adoption définitive du PLFSS
Le lundi 4 décembre 2023, la motion de censure proposée par La France insoumise a été refusée. Par conséquent, le projet de loi concernant le financement de la sécurité sociale pour l'année 2024 a été approuvé.
Tl;dr
- La motion de censure de La France insoumise rejetée le 4 décembre 2023.
- Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 est adopté.
- Le budget prévoit la gratuité de certains produits sanitaires et l’augmentation des effectifs des Ehpad.
- La motion a été rejetée par un hémicycle presque vide, recueillant seulement 108 voix sur les 289 nécessaires.
La motion de censure de LFI échoue : le budget de la Sécurité Sociale 2024 adopté
La politique française a connu une nouvelle secousse le lundi 4 décembre 2023, lorsque la motion de censure déposée par La France insoumise (LFI) a été rejetée. Suite à cette décision, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, proposé par la Première ministre Elisabeth Borne, a été adopté.
Les détails du budget de la Sécurité Sociale
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 prévoit diverses mesures. Parmi elles, la gratuité des préservatifs et des protections périodiques réutilisables pour les moins de 26 ans, une augmentation des effectifs dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ainsi que des revalorisations de salaires dans le monde de la santé.
Un rejet attendu
La motion de censure n’avait que peu de chances de passer. En effet, le groupe Les Républicains avait indiqué ne pas vouloir la voter. Ainsi, la motion n’a récolté que 108 voix, alors qu’il en aurait fallu 289 pour la faire adopter.
Des tensions politiques palpables
Les tensions politiques étaient palpables lors de l’annonce du rejet de la motion. Julie Laernoes, députée EELV de la 4e circonscription de Loire-Atlantique, a déclaré : « Recourir au 49.3 révèle votre profonde fragilité. Vous continuez de déconstruire notre pacte républicain, et le fondement de notre démocratie. »
Ségolène Amiot, députée LFI, a qualifié l’usage du 49.3 d’« excessif, anti-démocratique et bâillonnant ». Maud Gatel, députée de Paris et membre du MoDem, a reproché à LFI un « réflexe quasi pavlovien » en parlant des 20 motions de censures insoumises.
En défense, Elisabeth Borne a soutenu son budget de la Sécurité sociale, qu’elle qualifie d’« enrichissant et consolidant notre modèle social ». Elle a également critiqué les actions de la Nupes, déclarant que la motion de censure n’était « plus que le camouflage grossier de vos divisions ».
