Redoublement : efficacité dépendante du consentement de l’élève et de sa famille
À partir de 2024, le pouvoir de décision concernant le redoublement d'un élève, qui était jusqu'à présent entre les mains des parents, sera finalement confié aux enseignants.
Tl;dr
- À partir de 2024, les enseignants auront le dernier mot sur le redoublement.
- Cette mesure fait partie du plan « Choc des savoirs » lancé par Gabriel Attal.
- Le débat sur l’efficacité du redoublement persiste.
- La participation des parents dans la décision reste importante mais non obligatoire.
Le pouvoir de décision sur le redoublement revient aux enseignants
Dès 2024, la décision concernant le redoublement d’un élève ne résidera plus entre les mains des parents, mais celles des enseignants. Le plan « Choc des savoirs », initié par le ministre de l’Éducation, Gabriel Attal, vise à donner plus de pouvoir aux enseignants pour déterminer si un élève doit redoubler ou non.
La France : un élève à la traîne
Selon le classement du Programme pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de 2022, la France affiche des performances décevantes en matière d’éducation, en particulier en français, mathématiques et sciences. Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé qu’un décret serait pris au début de l’année 2024 pour modifier le Code de l’éducation en ce sens.
Le redoublement : une seconde chance ou une pratique inefficace ?
Le redoublement, autrefois largement utilisé, a été progressivement abandonné. Certaines voix s’élèvent pour défendre cette pratique, la considérant comme une seconde chance pour les élèves en difficulté. D’autres, en revanche, mettent en doute son efficacité. Selon Laurent Zaveckwovski, porte-parole de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), le redoublement peut fonctionner « au cas par cas ».
Le rôle des parents dans la décision de redoublement
Si l’accord des parents n’est plus obligatoire, le ministère de l’Éducation nationale insiste sur le fait qu’il doit être « recherché ». « L’équipe pédagogique est la seule en mesure de déterminer si les difficultés d’un élève lui font courir un risque excessif d’échec en cas de passage dans le niveau supérieur », explique le plan « Choc des savoirs ». Pour le Pr Ariane Baye, directrice du service Analyses et interventions dans les domaines du décrochage et de l’exclusion (AIDE) à l’université de Liège, le rôle des parents reste important, mais laisser la décision aux enseignants n’est pas impensable.
L’efficacité du redoublement continue de faire débat. Pour certains, comme Guislaine David, présidente du syndicat d’enseignant FSU-SNUipp, il est essentiel d’établir un dialogue entre l’élève, la famille et les enseignants pour trouver la meilleure solution.
