Intenses affrontements entre Israël et Hamas à travers Gaza, Khan Younès en première ligne
Dans les territoires palestiniens, l'armée israélienne intensifie ses efforts pour exercer une pression accrue sur le Hamas, tout en poursuivant sa quête pour retrouver le leader de ce mouvement terroriste.
Tl;dr
- L’armée israélienne intensifie la pression sur le Hamas à Gaza.
- La situation humanitaire à Gaza est précaire, malgré l’autorisation de livraison de carburant par Israël.
- Le chef du Hamas, Yahya Sinouar, est la cible principale de l’offensive israélienne.
- L’ONU met en garde contre un effondrement total de l’ordre public à Gaza.
La pression monte à Gaza
La situation à Gaza s’aggrave de jour en jour. L’armée israélienne accentue sa pression sur le Hamas dans cette région palestinienne, avec un objectif précis : la capture du chef du mouvement terroriste, Yahya Sinouar.
Des combats acharnés
Jeudi 7 décembre 2023, des combats intenses ont continué de faire rage entre l’armée israélienne et le Hamas. La ville de Khan Younès est maintenant sous le contrôle de l’armée israélienne, qui a neutralisé plusieurs membres du Hamas et détruit de nombreuses entrées de tunnels. Malgré cela, la résistance du Hamas est toujours visible, avec de nombreuses roquettes tirées vers Israël.
Une situation humanitaire préoccupante
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre un « effondrement total de l’ordre public bientôt » à Gaza. Il a appelé à un cessez-le-feu humanitaire, une demande à laquelle Israël n’a pas répondu favorablement. Cependant, le gouvernement israélien a autorisé la livraison d’un « supplément minimal » de carburant à Gaza pour éviter un « effondrement humanitaire » et des épidémies.
La cible : Yahya Sinouar
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que les forces israéliennes « encerclaient la maison de (Yahya) Sinouar », le chef du Hamas dans la bande de Gaza, à Khan Younès. Sinouar, considéré comme l’architecte de l’attaque sanglante du 7 octobre contre Israël, n’a pas été vu publiquement à Gaza depuis cette attaque.
Des civils en danger
L’armée israélienne a déclaré avoir découvert un « dépôt d’armes très important » au cœur de la population civile, accusant le Hamas d’utiliser des « boucliers humains ». Face à cela, l’ONU juge « impossible » de mettre en place des zones sécurisées pour accueillir les civils fuyant les combats. D’après l’ONU, environ 85 % de la population a été déplacée par la guerre dans la bande de Gaza.
Et pendant ce temps, les civils sont pris entre deux feux, dans une situation humanitaire de plus en plus critique. « Nous sommes dévastés, mentalement dépassés », témoigne Amal Mahdi, survivant d’un raid.
