COP28 : L’OPEP défie un accord sur les énergies fossiles, suscitant l’ire de la France
Le dirigeant de l'OPEP, l'organisation qui rassemble les nations exportatrices de pétrole, a appelé ses membres à rejeter tout accord qui viserait l'énergie fossile lors de la COP28. Cela a causé un véritable scandale.
Tl;dr
- Le chef de l’Opep appelle à refuser tout accord ciblant les énergies fossiles à la COP28.
- Des réactions de colère et d’indignation émergent face à cette position.
- Des pays, dont le Qatar, défendent l’utilisation de gaz naturel comme énergie propre.
- Cinq options sont proposées concernant les énergies fossiles dans le dernier projet d’accord.
Contestation de l’Opep à la COP28
Une tension palpable se fait sentir lors de la COP28 le samedi 9 décembre 2923. Alors que la fin des négociations approche, les pays pétroliers sont sous pression. De nombreux pays souhaitent en effet acter la sortie des énergies fossiles d’ici mardi.
Face à l’appel du chef de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à ses membres de « rejeter proactivement » tout accord ciblant les énergies fossiles, l’indignation monte. Les propos du secrétaire général koweïtien de l’Opep ont suscité de vives réactions, notamment de la part des ministres françaises et espagnoles de la Transition écologique et énergétique, qui se sont dites « stupéfaites » et « en colère ».
Défense des gaz naturels
Paradoxalement, certains pays profitent de cette tribune pour défendre l’utilisation des gaz naturels. Le ministre de l’Environnement du Qatar, Faleh Nasser Al-Thani, a ainsi assuré que son pays « fournit les marchés mondiaux en énergie propre grâce à la production de gaz naturel ».
Cette position suscite l’impatience chez certains participants. « Nous sommes très inquiets du rythme des négociations, compte tenu du temps limité qui nous reste ici à Dubaï », déclare le ministre samoan Cedric Schuster.
Des options pour les énergies fossiles
Malgré ces tensions, le dernier projet d’accord propose des formules inédites sur les énergies fossiles. Cinq options sont désormais sur la table, allant de l’absence totale de texte à une sortie des énergies fossiles basée sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles.
Le ministre canadien de l’Environnement, Steven Guilbeault, se montre pour sa part optimiste quant à l’inclusion d’une mention des énergies fossiles dans le texte final. « C’est une conversation qui va durer encore quelques jours. Différents groupes se parlent, discutent, essaient de comprendre sur quoi on pourrait réussir à s’entendre mais c’est encore assez embryonnaire comme discussion », explique-t-il.
