Prime de Noël : Pourquoi aucune augmentation depuis 1998 malgré l’inflation?
La prime de Noël, instaurée il y a 25 ans par Lionel Jospin, était à l'époque de 1000 francs, soit l'équivalent de 150 euros actuels, un montant qui n'a pas évolué malgré l'inflation. N'est-ce pas le moment de revoir sa valeur ?
TL;DR
- La prime de Noël n’a pas été revalorisée en 25 ans.
- Les montants varient selon la situation familiale du bénéficiaire.
- La non-revalorisation pose question dans le contexte inflationniste.
Un coup de pouce financier non revalorisé
Initiée par Lionel Jospin il y a un quart de siècle, la prime de Noël était alors de 1000 francs, soit 150 euros. Une somme qui n’a pas évolué depuis, malgré l’explosion des prix. Cette aide financière, bienvenue en fin d’année pour 2,3 millions de ménages français, n’a jamais été revalorisée.
Montants de la prime : une disparité selon la situation familiale
La prime de Noël varie en fonction de la situation familiale du bénéficiaire. Pour une personne seule, elle s’élève à :
- 152,45 euros sans enfant à charge ;
- 205,81 euros pour un enfant à charge ;
- 232,49 euros pour deux enfants à charge ;
- 248,49 euros pour trois enfants à charge ;
- 269,84 pour quatre enfants à charge.
Les couples bénéficient de montants différents. Cette année, une majoration de 35 % a été votée pour les familles monoparentales sur l’initiative des députés du parti socialiste.
Une aide financière en stagnation
Depuis sa création en 1998, la prime de Noël a connu une seule revalorisation en 2008, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy. Cependant, le montant est redescendu à 152,45 euros l’année suivante. Pierre Garnodier, secrétaire général du Comité national des travailleurs privés d’emploi et précaires de la CGT (CNTPEP CGT), déplore cette stagnation.
Le contexte inflationniste accentue le problème
Alors que l’inflation a augmenté de 44,2 % depuis 1998, la prime de Noël n’a pas suivi cette courbe ascendante. Sa valeur réelle ne cesse donc de décroître. Face à cette situation, la CNTPEP CGT appelle à une revalorisation conséquente de la prime. Pierre Garnodier plaide pour une revalorisation à 500 euros pour tous, puis une échelle en fonction des enfants.
