Éruption massive en Islande : le volcan près de Grindavik s’éveille
Lundi soir, l'Islande a été le théâtre de sa quatrième éruption volcanique en deux ans, cette fois-ci au sud de Reykjavik, la capitale. Que peut-on attendre des conséquences de cette éruption ?
TL;DR
- Une éruption volcanique a débuté en Islande, la quatrième en deux ans.
- L’éruption a été précédée d’une intense activité sismique.
- Aucune perturbation majeure n’a été signalée pour le moment.
Un nouveau réveil volcanique en Islande
Lundi soir, un spectacle impressionnant a émergé du sol islandais : une éruption volcanique, la quatrième en l’espace de deux ans, a éclaté au sud de la capitale, Reykjavik. Cette région a été le théâtre d’une activité sismique particulièrement intense depuis le début du mois de novembre, d’après l’institut météorologique islandais (IMO).
Des signes précurseurs
Le phénomène a débuté à quelques kilomètres au nord-est de Grindavík, une petite localité située non loin du volcan. L’IMO a rapidement alerté la population et les autorités, faisant passer le code couleur de l’aviation à rouge avant de le réajuster à l’orange, signe que le nuage de cendres était absent. Ce déclenchement a été précédé d’un tremblement de terre d’une magnitude notable survenu vers 21h.
« Ce n’est pas une éruption touristique et vous devez l’observer de très loin », a prévenu Vídir Reynisson, chef de la protection civile et de la gestion des urgences en Islande, sur la chaîne publique locale RUV.
Une éruption majeure sans conséquences immédiates
Aucune perturbation majeure n’a été signalée pour le moment. L’aéroport de Keflavik, le principal du pays, reste opérationnel, malgré une grève des contrôleurs aériens prévue ce mardi. La police locale a également assuré que la population ne courrait pas de danger dans l’état actuel de l’éruption.
Une population préparée
Il convient de rappeler que les habitants de Grindavík, un pittoresque village de 4000 habitants, avaient été évacués par précaution le 11 novembre, suite à la déclaration de l’état d’urgence. Depuis, ils n’ont eu l’autorisation de rentrer chez eux qu’à certaines heures du jour.
La Première ministre, Katrín Jakobsdóttir, a récemment déclaré lors d’une conférence de presse que « aucun pays n’est mieux préparé aux catastrophes naturelles que l’Islande ».
L’Islande, située sur une zone de forte activité tectonique, reste en alerte, la situation pouvant évoluer rapidement.
