« Loi immigration accomplie avec succès », déclare Elisabeth Borne
La Première ministre, lors de son passage sur France Inter, a discuté du vote de la loi d'immigration qui se tiendra mardi. Elle a également assuré qu'aucun de ses ministres n'a démissionné. Et vous, qu'en pensez-vous ?
TL;DR
- La Première ministre Elisabeth Borne affirme l’absence de crise de la majorité après le vote du projet de loi immigration.
- Elle souligne que le texte a été voté sans les voix du Rassemblement national.
- Elle annonce que la réforme de l’AME sera proposée en 2024.
Le projet de loi immigration voté : Elisabeth Borne nie toute crise
Elisabeth Borne, Première ministre, a pris la parole sur France Inter au lendemain du vote du projet de loi immigration par le Sénat et l’Assemblée nationale. « J’ai le sentiment du devoir accompli. », a-t-elle déclaré, réfutant toute idée de crise au sein de la majorité.
Le Rassemblement national absent du vote
« Le texte a été voté sans les voix du Rassemblement national », a affirmé la Première ministre. Cette précision fait référence au résultat du vote à l’Assemblée nationale qui a comptabilisé 261 voix pour et 186 voix contre le projet de loi. « Je les écarte, nous ne voulons pas de ces voix. », a déclaré Elisabeth Borne. Paradoxalement, si le Rassemblement national avait voté contre, le texte n’aurait pas été adopté.
Une majorité unie malgré des absences
Un quart des députés de la majorité n’ont pas voté, mais cela n’a pas perturbé Elisabeth Borne qui « remercie » ceux ayant soutenu le texte et « ne blâme pas » les absents. « Il n’y a pas de crise de la majorité », a-t-elle martelé, malgré l’urgence du vote sur un sujet aussi sensible que l’immigration.
La Première ministre a également démenti toute crise gouvernementale. Elle confirme n’avoir reçu aucune lettre de démission de ministre, et n’avoir elle-même jamais envisagé de démissionner. Pour elle, il est « légitime » que les ministres se posent des questions.
Le maintien de l’AME et la réforme à venir
Elisabeth Borne est aussi revenue sur les détails du texte voté, notamment les concessions faites au Sénat. Parmi elles, la non-suppression de l’Aide Médicale d’Etat (AME). « Nous allons garder l’AME, nous avons enlevé du texte la mesure la supprimant. », a-t-elle précisé. Une réforme de l’AME est toutefois prévue pour début 2024.
Le président de la République va saisir le Conseil constitutionnel sur la loi votée, même si environ un tiers des mesures pourraient être jugées anticonstitutionnelles. « On va voir ce qu’il en est », a conclu Elisabeth Borne.
