32 départements s’opposent à certaines dispositions de la loi sur l’immigration
Dans 32 départements de gauche comme la Seine-Saint-Denis, le Lot, le Lot-et-Garonne et la Gironde, le durcissement de l'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) est refusé. Comment cette situation va-t-elle évoluer ?
TL;DR
- 32 départements de gauche refusent l’application du durcissement de l’APA.
- La loi controversée facilite l’expulsion des migrants illégaux.
- Stéphane Troussel, président de Seine-Saint-Denis, défend le versement de l’APA aux étrangers.
Un refus unanime de la gauche
Dernièrement, une vague de contestation a retenti à travers la France. En effet, 32 départements, dirigés par la gauche, dont la Seine-Saint-Denis, le Lot, le Lot-et-Garonne et la Gironde, ont décidé de ne pas appliquer le durcissement de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), proposé par le gouvernement d’Emmanuel Macron.
Une loi adoptée dans la controverse
Ce refus fait suite à l’adoption du projet de loi immigration, le mardi 19 décembre 2023, qui a suscité de vives réactions. « Plusieurs figures de la majorité ne cachaient pas ce mercredi leur gêne », accentuée par le ralliement de Marine Le Pen à ce texte. Ce dernier vise à faciliter les expulsions de migrants illégaux et rendre moins attractif pour les étrangers le système de protection sociale français.
Le versement de l’APA, pomme de discorde
Le point de discorde majeur réside dans le versement de l’APA. En effet, la nouvelle loi instaure un délai avant d’être éligible à cette aide pour les étrangers. Cette mesure n’a pas été sans susciter de vives réactions parmi certains élus.
Le soutien de Stéphane Troussel
Stéphane Troussel, président de Seine-Saint-Denis, souligne son désaccord avec la loi. Dans un message sur son compte X (ex-Twitter), il fait part de son intention de continuer à verser l’APA aux étrangers en situation régulière. Il déclare : « Tous les habitants de Seine-Saint-Denis méritent la solidarité et l’humanité. D’où qu’ils viennent. »
