Vacances de Noël : le périple des vacanciers vers les montagnes face aux embouteillages et trains limités
Les élus des stations de ski expriment leur préoccupation quant à l'insuffisance des services de train. Ils soulignent que le transport génère 75% de l'empreinte carbone d'un séjour en montagne. Comment pourrait-on améliorer cette situation ?
TL;DR
- Les maires de stations déplorent l’insuffisance des trains.
- Le transport représente 75% de l’empreinte carbone d’un séjour en station.
- La demande pour les trains durant la saison hivernale dépasse l’offre.
Une préoccupation grandissante pour les stations de ski
Alors que le week-end de Noël approche, une inquiétude se fait sentir parmi les maires des stations de ski des Alpes. Ils s’alarment d’une offre de trains insuffisante face à une demande croissante des vacanciers. « Les Français n’ont pas le choix ou presque que de prendre la voiture : le manque de trains pour rejoindre les stations est criant », déplore Jean-Luc Boch, président de l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne (ANMSM).
Impact environnemental
Au-delà de la question de la commodité, cette préoccupation prend racine dans une problématique environnementale majeure. En effet, le transport représente 75% de l’empreinte carbone d’un séjour en station de ski. Cette réalité souligne l’importance d’une alternative plus écologique à la voiture pour se rendre dans les stations de ski.
Une demande en hausse
L’insuffisance de l’offre de trains est d’autant plus préoccupante que la demande est en hausse. Les tendances de réservation pour cette année montrent une augmentation de 2 à 3% par rapport à 2022. Ainsi, la pénurie de trains s’intensifie, surtout durant l’hiver où la demande de voyages en train est toujours supérieure.
Des solutions à l’horizon ?
Malgré cette situation peu réjouissante, des initiatives émergent pour tenter d’améliorer la situation. La Compagnie des Alpes a lancé un appel à candidature européen pour ouvrir des liaisons ferroviaires vers les Alpes depuis plusieurs grandes villes européennes dès l’hiver prochain. De plus, le retour du train de nuit, notamment sur la ligne Paris-Briançon, est salué, bien que les maires de stations estiment qu’il est nécessaire de faire encore beaucoup plus pour opérer un changement profond.
Enfin, élus et professionnels du secteur continuent de solliciter les pouvoirs publics et la SNCF pour augmenter le nombre de rames en circulation, afin de répondre à la demande croissante et de réduire l’empreinte carbone des vacances au ski.
