Le Rassemblement National rejette les nouvelles accusations de complicité avec Moscou
Le Washington Post, célèbre journal américain, a récemment mené une enquête révélant des liens constants entre le parti de Marine Le Pen et Moscou, dans le but d'affaiblir l'appui à l'Ukraine. Quelle sera la répercussion de ces révélations ?
TL;DR
- Le Rassemblement National est accusé de liens avec Moscou.
- L’objectif serait d’affaiblir le soutien à l’Ukraine.
- L’accusation provient d’une enquête du Washington Post.
Le Rassemblement National face à des accusations de liens avec Moscou
Selon une enquête récente du Washington Post, le parti français Rassemblement National (RN) est accusé de maintenir des liens étroits avec Moscou. Le parti a réagi en qualifiant ces allégations de « cabale ». Cependant, cela n’a pas empêché la confirmation du RN concernant son intention de revenir sur les sanctions actuelles contre la Russie.
Des accusations qui ne sont pas nouvelles
Depuis de nombreuses années, le RN est régulièrement soupçonné de servir la propagande du régime russe. Cette fois-ci, l’enquête du journal américain souligne le rôle crucial que jouerait le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella dans une stratégie orchestrée par l’entourage de Vladimir Poutine. Le dessein serait de déstabiliser l’Europe et de « saper le soutien à l’Ukraine ».
Le rôle présumé du RN dans la stratégie russe
Selon le Washington Post, la stratégie russe comprendrait une manipulation massive des réseaux sociaux et une coopération avec des partis d’extrême droite. Les « documents du Kremlin » obtenus par un service de sécurité européen serviraient de preuves à ces allégations. Le journal américain affirme que la France est particulièrement visée par cette stratégie, identifiée comme « vulnérable à l’agitation politique » par Moscou en 2022.
Des liens persistants malgré les dénégations
Malgré les démentis du Rassemblement National, les accusations de liens avec Moscou persistent. Jean-Luc Schaffhauser, ancien député européen sous la bannière du Front puis du Rassemblement national, est cité comme un acteur clé de ces relations. Il est accusé d’avoir négocié pour son parti le prêt obtenu en 2014 auprès d’une banque tchéco-russe. Le Washington Post révèle aussi son lien avec un représentant du Kremlin en France.
Malgré ces accusations, le RN insiste sur son objectif de paix et le rétablissement de l’indépendance de l’Ukraine par la voie diplomatique. Le parti reste cependant sceptique sur l’aide à l’armement de Kiev et s’oppose aux « embargos inutiles » imposés à Moscou.
