Manifestations féministes en France ce jeudi en réponse à l’affaire Gérard Depardieu
En réponse à l'affaire Gérard Depardieu, le collectif Grève féministe a lancé un appel à manifester ce jeudi 11 janvier 2024 dans 35 villes françaises. Quelle sera la portée de ces manifestations ?
TL;DR
- Manifestations féministes prévues dans 35 villes françaises.
- Initiative en réponse à l’affaire Gérard Depardieu et à la position de Macron.
- Le collectif Grève féministe dénonce l’indifférence envers les victimes.
Les féministes se mobilisent contre la violence sexuelle
En cette journée du 11 janvier 2024, le collectif Grève féministe a appelé à des manifestations dans 35 villes de France. Ce mouvement de protestation fait suite à l’affaire Gérard Depardieu, l’acteur français plusieurs fois accusé de viols et d’agressions sexuelles, et aux récents propos du Président Emmanuel Macron.
Une mobilisation contre l’inaction
Le collectif dénonce l’inaction face à la violence sexuelle et sexiste. Leur slogan, « Gardez votre vieux monde, nous en voulons un sans violence sexiste et sexuelle », est un appel à l’éveil des consciences. Ils critiquent le soutien que le Président Macron a exprimé publiquement envers Depardieu, le décrivant comme une « chasse aux sorcières ».
La position du Président Macron critiquée
Dans un communiqué, le collectif accuse Macron d’avoir volontairement occulté le fait que Depardieu est mis en examen depuis 2020 pour viol et agression sexuelle. Ils reprochent au Président son absence de solidarité envers les victimes présumées et son manque de regard critique. Pour eux, cette prise de position invalide la parole des plaignantes et entrave le recours à la justice.
Appel à la manifestation
Pour exprimer leur indignation, les militants du collectif ont organisé des rassemblements dans plusieurs villes de France. De Melun à Lyon en passant par Nantes, Paris, ou encore Toulouse, les manifestations sont prévues de 12h à 19h.
Le collectif s’insurge également contre la tribune signée fin décembre 2023 dans les colonnes du Figaro par une soixantaine de personnalités pour défendre la carrière de Depardieu, qualifiant cette prise de position de « crachat au visage des victimes ». Parmi les signataires, on retrouve des noms tels que Nathalie Baye, Carole Bouquet, et Carla Bruni.
Ainsi, Grève féministe se positionne fermement contre l’indifférence face à la violence sexiste et sexuelle, et appelle à une prise de conscience collective.
