Affaire Legay: Le commissaire justifie sa ‘tactique’ ayant blessé la manifestante
Cinq ans après l'incident impliquant Geneviève Legay, une manifestante des Gilets Jaunes, le commissaire Rabah Souchi est maintenant sur le banc des accusés à Lyon, défendant avec conviction sa position. Quel sera le verdict de ce procès ?
TL;DR
- Le commissaire Souchi est jugé pour avoir blessé une manifestante.
- Il défend sa tactique de dispersion de la foule.
- Le procès est vu comme un potentiel précédent pour les violences policières.
Un procès marquant pour les violences policières
Cinq ans après les faits, le commissaire Rabah Souchi comparaît devant la justice pour avoir ordonné une charge qui a causé de graves blessures à Geneviève Legay, une manifestante septuagénaire lors d’une manifestation des « Gilets jaunes ». Il maintient fermement que sa « tactique » était la plus efficace pour disperser la foule.
Le commissaire Souchi sur le banc des accusés
Rabah Souchi, 54 ans, est jugé pour « complicité de violence par une personne dépositaire de l’autorité publique ». Les images de Geneviève Legay, militante d’Attac, inanimée à terre ont suscité des remous. Le commissaire risque jusqu’à cinq ans de prison.
« Justice doit être faite », a déclaré Geneviève Legay à son arrivée au tribunal, entourée de nombreux soutiens. Toutefois, le commissaire a défendu sa position, soutenant que la charge était la tactique la plus efficace pour disperser les manifestants qui refusaient de quitter les voies de tram.
Un procès aux répercussions potentielles
De nombreux soutiens de la victime espèrent que ce procès fera jurisprudence. « Si le commissaire est condamné, alors les ordres seront donnés avec plus de réflexion dans la police », a déclaré Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale.
La France a été rappelée à l’ordre par l’ONU et le Conseil de l’Europe pour « usage excessif de la force » par ses forces de l’ordre, ce que Paris a systématiquement contesté.
La suite du procès
Le procès reprendra avec le témoignage de Mme Legay, suivi des réquisitions et des plaidoiries.
