Victime de moqueries et d’injures pendant des années pour sa chevelure rousse
Shannone, qui a maintenant 22 ans, partage son expérience de discrimination ordinaire vécue durant son enfance, lors de la journée internationale des roux, le 12 janvier. Comment a-t-elle surmonté cette épreuve ?
TL;DR
- Shannone a subi des discriminations liées à sa rousseur pendant son enfance.
- Elle a retrouvé confiance en elle à l’université et est maintenant fière de sa couleur de cheveux.
- Elle est sceptique quant à la pertinence de la journée internationale des roux.
Le poids de la différence
Shannone, une jeune femme de 22 ans, se souvient des nombreuses remarques désobligeantes et des moqueries qu’elle a dû endurer pendant sa scolarité, du fait de sa rousseur. « Les rousses puent », « on va te mettre des bâtons dans les roues », sont autant de commentaires blessants qui ont marqué son enfance et son adolescence.
La rousseur, objet de moqueries
Pointée du doigt, photographiée à son insu, Shannone a été la cible régulière de commentaires dégradants. Ses taches de rousseur, ces petits pigments colorés nommés éphélides, étaient également une source de moqueries. « On m’a souvent lancé des piques sur le fait que j’en ai vraiment sur tout le corps et notamment beaucoup sur le visage. » confie-t-elle.
Retrouver confiance en soi
Shannone a eu du mal à parler en public et à se sentir à l’aise devant les autres durant ses années lycée. C’est lors de ses études supérieures qu’elle a enfin réussi à reprendre confiance en elle et à apprécier sa couleur de cheveux. Entourée de personnes bienveillantes, elle a décidé d’aimer ses cheveux et d’en prendre soin. Désormais, elle perçoit sa différence comme une force.
La journée internationale des roux, une aide ou une catégorisation?
Le 12 janvier, la journée internationale des roux est célébrée. Si cette journée est une aide pour certains, Shannone la perçoit comme une catégorisation. « Ça donne l’impression que c’est parce que toute l’année on se fait lyncher qu’on a besoin d’une journée dans l’année pour être embrassés. », confie-t-elle.
