Pourquoi les policiers mécontents prévoient un ‘Jeudi Noir’ en France? Décryptage
Ce jeudi 18 janvier, les forces de l'ordre françaises expriment leur désaccord contre l'appel de Gérald Darmanin à une mobilisation totale pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024. Quelles seront les conséquences de ce mouvement de protestation ?
TL;DR
- Les policiers français manifestent contre la « mobilisation à 100% » demandée pour les JO de Paris 2024.
- Ils exigent des garanties sur les droits aux congés d’été, des primes et un soutien social.
- Plusieurs rassemblements ont eu lieu dans toute la France, y compris à Paris, Rennes et Rouen.
Mouvement de protestation des forces de l’ordre
En ce jeudi 18 janvier 2024, la France est le théâtre d’une mobilisation sans précédent de ses forces de police. Ces dernières expriment leur désaccord face à la demande de « mobilisation à 100% » faite par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en prévision des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Une demande de garanties
Les agents, à l’appel des syndicats de police Alliance et Unsa, réclament des garanties sur les droits aux congés d’été, des primes et un accompagnement social. Ce mouvement de protestation fait suite à la demande formulée par le ministre le 22 décembre 2023, suscitant une vive irritation au sein des syndicats.
Des manifestations à l’échelle nationale
Diverses villes sont touchées par ce mouvement de protestation, dont Paris, Rennes et Rouen. À Rouen, les manifestants ont choisi le pont au-dessus de la Sud 3 comme lieu de rassemblement. À Paris, un appel à la mobilisation a été lancé dans le 4e arrondissement. À Rennes, un rassemblement a eu lieu au commissariat de police, boulevard de la Tour d’Auvergne.
Le syndicat Alliance local des Pyrénées-Orientales dénonce les conditions d’emploi des effectifs pendant les JO de Paris 2024. « Nous n’aurons pas de congés, avec de grosses problématiques de garde d’enfants pour les collègues. 40% des effectifs provinciaux devront monter à la capitale, ce qui va impacter les missions locales« , explique Marc Defresnes, secrétaire départemental d’Alliance Police.
Les revendications des syndicats
Les syndicats entendent obtenir plus d’avantages pour les JO de Paris 2024. Ils réclament des primes pour tous les fonctionnaires de police, allant jusqu’à 2 000 euros, et le paiement des heures supplémentaires. « Il s’est accumulé et accentué depuis les attentats, le Covid, les émeutes, la Coupe du monde de rugby, et j’en passe… Sans la moindre compensation pour les fonctionnaires de police« , déplore Marc Defresnes, secrétaire départemental d’Alliance Police 66.
