2024 : Concentrations de CO2 risquent de dépasser la limite critique de 1,5°C de réchauffement climatique
D'après une recherche du Met Office, l'organisme météorologique britannique, il devient de plus en plus ardu de ne pas dépasser le seuil de 1,5°C. Comment pourrions-nous inverser cette tendance ?
TL;DR
Le Met Office tire la sonnette d’alarme
Selon une étude récente du Met Office, le service météorologique britannique, la lutte contre le réchauffement climatique est plus que jamais une course contre la montre. Le dépassement de la limite de 1,5°C de réchauffement, point de basculement potentiellement irréversible, semble de plus en plus difficile à éviter.
L’activité humaine en cause
L’étude pointe du doigt les responsabilités humaines dans cette situation critique. « L’accumulation de CO2 dans l’atmosphère entre 2023 et 2024 devrait être plus rapide que ce qui est préconisé pour rester dans la limite des 1,5°C de réchauffement. » Des facteurs tels que l’artificialisation des sols, l’utilisation des énergies fossiles, et l’impact du phénomène El Niño sont mis en cause.
Des mesures nécessaires
Le texte final de la COP28, approuvé en décembre 2023, prévoit une « transition » hors des énergies fossiles, mais pas une sortie complète. Pourtant, selon Richard Betts, chercheur au Met Office, même en écartant les effets temporaires d’El Niño, les émissions d’origine humaine pousseront l’augmentation du CO2 en 2024 à la limite absolue des trajectoires pour respecter 1,5°C. « La hausse estimée des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone pour cette année est bien au-dessus des trois scénarios compatibles avec la limite de 1,5°C décrits dans le rapport du Giec », a-t-il déclaré.
Un futur incertain
L’accord de Paris, signé en 2015, ambitionnait de maintenir l’augmentation de la température à 1,5°C. Mais cet objectif semble de plus en plus difficile à atteindre. Pour y parvenir, il faudrait « ralentir substantiellement » l’accumulation de CO2 jusqu’à « s’arrêter d’ici au milieu du siècle », conclut l’étude. Or, la prévision pour 2024 ne témoigne pas d’un tel ralentissement. Face à cette réalité, il est impératif de prendre des mesures adéquates, et ce, dès maintenant.
