Procès d’un mois s’ouvre pour les attentats de Trèbes et Carcassonne
Radouane Lakdim, auteur de plusieurs attentats, a causé la mort de quatre personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame qui s'était héroïquement sacrifié en échangeant sa vie contre celle d'une otage. Quelles leçons pouvons-nous tirer de cet acte de bravoure ?
TL;DR
- Le procès des proches de Radouane Lakdim, auteur des attentats de Trèbes et Carcassonne en 2018, s’ouvre à Paris.
- Septs personnes de son entourage seront jugées pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
- Un hommage national avait été rendu à Arnaud Beltrame, gendarme qui avait échangé sa place contre une otage, mort lors de l’attentat.
L’ouverture du procès des proches de Radouane Lakdim
Six ans après les attentats de Trèbes et Carcassonne, les proches de l’auteur, Radouane Lakdim, se retrouvent au tribunal. Ce lundi à 10 h, le procès s’ouvre à Paris. Quatre personnes avaient trouvé la mort dans ces attentats, dont le gendarme Arnaud Beltrame, qui avait héroïquement échangé sa place contre celle d’une otage.
Les faits reprochés
Radouane Lakdim, petit dealer de 25 ans d’une cité difficile de Carcassonne, avait ciblé deux hommes sur un parking réputé pour être un lieu de rencontre homosexuel. Il avait ensuite poursuivi son périple meurtrier dans un supermarché de Trèbes où il avait pris en otage une employée. L’homme, « brigadier de l’Etat islamique », selon ses propres mots, avait été tué lors de l’assaut du GIGN.
Les sept proches de Lakdim devant le tribunal
Sept personnes de son entourage, six hommes et une femme, vont être jugés pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Parmi eux, Marine Pequignot, petite amie de Lakdim à l’époque et tout aussi radicalisée, Ahmed Arfaoui, beau-frère de Lakdim, et Samir Manaa, un ami qui avait accompagné Lakdim dans l’achat du couteau mortel.
Le sacrifice d’Arnaud Beltrame
Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, victime de cet attentat, avait fait preuve d’un courage inouï en échangeant sa place contre celle de l’otage. Gravement blessé, il avait succombé à l’hôpital. Un hommage national lui avait été rendu aux Invalides à Paris, le président Emmanuel Macron saluant « sa grandeur qui a sidéré la France ».
Le procès est prévu jusqu’au 23 février.
