Quels noms porteront les tempêtes de 2024 après Irène et Isha?
Au cours de la saison 2023-2024, les services météorologiques de la France, de l'Espagne, du Portugal, de la Belgique et du Luxembourg ont sélectionné 21 noms. Quels seront les prochains noms choisis pour les tempêtes futures?
TL;DR
- 21 noms de tempêtes retenus pour la saison 2023-2024.
- Le nom dépend de l’origine géographique de la tempête.
- Nommer les tempêtes aide à communiquer plus efficacement.
Prévoir les tempêtes : une méthodologie bien rodée
Lorsque les tempêtes Géraldine, Irène et Isha se sont succédé, allant de fin décembre 2023 à mi-janvier 2024, une question s’est posée : à quoi devons-nous nous attendre pour le reste de l’année 2024 ? Si l’avenir météorologique reste incertain, un élément est déjà connu : les noms des prochaines tempêtes.
Le rôle des services météorologiques
Pour qu’une dépression reçoive un nom, elle doit présenter un risque de « provoquer une vigilance vent au moins de niveau orange sur l’un des cinq pays », selon Météo France. En effet, les services météorologiques de la France, de l’Espagne, du Portugal, de la Belgique et du Luxembourg travaillent conjointement pour attribuer ces noms. Le premier qui prévoit d’émettre une alerte orange ou rouge donne un nom à la dépression à partir d’une liste pré-établie, et en informe les autres. Le nom attribué à la dépression reste le même tout au long de son cycle de vie.
La liste des noms pour la saison 2023-2024
Pour la saison 2023-2024, 21 noms alternant entre masculins et féminins ont été retenus, de septembre 2023 à septembre 2024. Les lettres Q, U, X, Y et Z ne sont traditionnellement pas utilisées. Ainsi, après Isha, la prochaine tempête pourrait se nommer Juan, si elle se déclenche dans l’un des cinq pays mentionnés précédemment.
Les noms des tempêtes en fonction de leur origine
Il est important de noter que si une tempête doit d’abord affecter l’Irlande, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, elle recevra un nom différent, issu d’une autre liste propre à ces territoires. C’est ce qui s’est passé avec la tempête Isha, qui ne figure pas sur la liste de la France, mais sur celle de l’Irlande, du Royaume-Uni et des Pays-Bas.
Le but de nommer les tempêtes
Selon Météo France, donner un nom aux tempêtes permet de « communiquer plus efficacement à l’approche d’un phénomène de vent violent ». Des sondages ont montré que la population est plus réceptive aux consignes de sécurité lorsque la menace est clairement identifiée comme liée à une tempête nommée. Cette pratique a été initiée en 2016 au Royaume-Uni et en Irlande, puis étendue à la France, à l’Espagne et au Portugal en décembre 2017. Une extension de cette coordination à tous les pays européens est actuellement envisagée.
