Le prix du poisson grimpera-t-il suite à l’interdiction de pêche dans le golfe de Gascogne?
L'arrêt d'un mois de 450 bateaux a été approuvé par le Conseil d'Etat pour prévenir les prises accidentelles de dauphins, une décision qui pourrait influencer les stocks dans les supermarchés. Qu'en pensez-vous de cette mesure ?
TL;DR
- Le Conseil d’Etat suspend la pêche de 450 bateaux pour protéger les dauphins.
- Cette décision pourrait entraîner une hausse des prix du poisson.
- Le gouvernement indemnisera les pêcheurs à plus de 80% de leur chiffre d’affaires.
Une mesure pour sauvegarder la vie marine
Dans une décision historique, le Conseil d’Etat a ordonné l’arrêt de 450 bateaux de pêche pendant un mois, à partir du 22 janvier jusqu’au 20 février 2024. Cette mesure radicale vise à prévenir la capture accidentelle de dauphins et de marsouins, un problème grandissant dans le golfe de Gascogne.
Une décision aux conséquences multiples
Cette mesure pourrait cependant avoir des conséquences économiques. En effet, la filière pêche et les consommateurs pourraient être affectés. Au supermarché ou chez le poissonnier, le coût du poisson pourrait augmenter suite à cette restriction.
Les échouages de dauphins : une préoccupation majeure
Le ministre de la Transition Écologique, Christophe Béchu, a souligné l’importance de cette décision lors d’une session de questions au gouvernement. Chaque année, « on dénombre plus de 1000 échouages, et entre 5 000 et 10 000 cétacés qui meurent ». Face à ce niveau de mortalité, la survie de ces espèces est en jeu.
Un soutien financier pour les pêcheurs
Pour atténuer l’impact économique de cette décision, le gouvernement a promis de débloquer des aides pour la filière pêche. Les pêcheurs seront indemnisés à hauteur de plus de 80% de leur chiffre d’affaires. Toutefois, cette mesure pourrait entraîner la perte de 8000 tonnes de poissons sur un mois, soit 60 millions d’euros de chiffre d’affaires en moins pour l’Union des Mareyeurs Français.
Une hausse des prix inévitable ?
Même si tous les bateaux ne sont pas concernés par cette mesure, celle-ci risque d’entraîner une hausse des prix du poisson. Peter Samson, secrétaire général de l’Union des Mareyeurs Français, estime qu’il sera difficile de s’adapter à cette situation, malgré les indemnités promises par le gouvernement. Le secteur, déjà fragilisé par la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et les quotas de pêche, pourrait perdre des adhérents.
